‹ Défense du christianisme, ou, Conférences sur la religionChapitre 33 sur 48 · DES ÉVANGILES · texte numérisé non relu

DES ÉVANGILES

IJéià, Messieurs, dans trois de nos discouTs, nous vous avons présenté Moïse comme le plus ancien des historiens, le plus sublime des philosophes, et le plus sage des législateurs ; nous avons reconnu en lui l'envoyé du ciel, le fondateur d'un peuple destiné par la Providence à conserver le dépôt des vérités sacrées, au milieu des ténèbres et de la corruption universelle du genre humain. S'il était entré dans notre plan de vous développer le sens des figures, du culte et des oracles de Tancienne loi , vous auriez vu plus que jamais qu'elle n'était que l'emblème et le prélude de la loi plus pariaite qui gouverne le monde chrétien, et dont nous nous proposons maintenant de vous entretenir. Jusqu'ici nous sommes restés dans le vestibule du temple ; il est temps d'en franchir les portes et d'avancer vers le sanctuaire. Nous venons donc aujourd'hui. Messieurs, appeler votre attention sur tout ce qu'il y a de plus vénérable, de plus sacré pour le chrétien, et nous pouvons dire même de plus digne des hommages de tout homme, qui, sans avoir le bonheur de professer le christianisme, n'est point insensible aux beautés d^une morale pure, ni à l'héroïsme de la vertu ; nous venons ▼DUS entretenir de Jésus-Christ et de nos Évangiles, qui ne sont autre chose que le récit de ses actions, de ses discours, en un mot, l'histoîfe de sa vie mortelle. Aux yeux du chrétien, Jésus-Christ est la lumière du monde par sa doctrine, comme il en est le modèle par ses vertus ; et

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