DELA
logni - i sa nature corpon li<- ; qu'il a dans luin
une tendance au vrai, une aptitude à le i onnoitre, à le
saisir : dispositions qui Je ii inifesti nt, se dévt I
te pi i E i tionni ut pat nt toujours,
du moins i a grande parti.', ini| i i plus
liaijiK -s observât) ni 5. Oui . l'esprit i si (ait pooi
vérité, comme l'œil est (ail pour voir la !
est sa nature N croire que nous soj<
de noire inti ■ l'une mécanique qui seroil Vœu\ re «lu m nous puissions pliei la première suivant nos fanuisics , comme ai isponvoi imposa
Les 1 1 ""i i •' I suivant nos i ■
l'intelligence a ses principes, ses lois qui la constituent, qui la régissent , qu'on ne pourroit violer sans la dé- Lruire, comme le corps a une i irisation
sans laquelle il rister.
On dit bien que il que l'enfant est commi une iri flexible à toutes les
lus cette c omparaison uni i i ité i I molli
est indUTért ni qu'on lui donne ; elle n'i d
appelle , elll
Ile ,, irde 1 1 dei nière qu'i 11 1
pas ainsi de notre une : i 11 in d'être indif-
férente à la vérité et à 1'. rrcur . Ile a • la premii re, éllei Lleefl douée
d'une activité intérieure qui s'élève infiniment audessus de tout ce qui n'est que ; 1 édui Mion . 1 1 xpi licitez son aan ité . mettre en jeu ses faculté.- , lui ap-
poi ter des matériaux pour élever l'édifice de sts connoissauces ; mais elle est toujours comme l'architecte qui compare , apprécie , juge , choisit et dispose les matériaux qu'il a devant lui , d'après des seulimens primitifs d'ordre et de proportion qu'il ne leur a pas empruntés.
Prenez une table de marbre , vous pourrez y graver impunément les propositions les plus révoltantes, telles que celles-ci : Le cercle est une figure carrée ; Deux ei deux font cinq; le marbre n'a rien dans lui qui l'avertisse de ces absurdités , ni qui les repousse ; et les caraclères qui les expriment, il les présentera aux spectateurs jusqu'à ce que le temps les ait effacés: mais c'est en vain qu'un sophiste essaieroit de les graver sur les tablettes de l'intelligence , de les faire prévaloir dans le genre humain ; toujours un sentiment invincible nous avertirait qu'un cercle est rond, et que deux et deux font quatre. L'aine est riche , puisante de son propre fouds; elle recelé clans son sein un trésor de sentiiuens, de notions, de vérités cachées, qui se manifestent en leui temps , deviennent le principe de sou goût ou de son aversion pour certaines cho es, éclairent et règlent ses jugemens. Je ne dirai pas quelle en est l'origine , quel est le moment OÙ ils commencent à éclore , comment ils prennent leur dévi loppemi nt , et de sentiinens i onfus de* iennent plus taid principes lumineux ; je ne dirai pas qu'ils sont lue l'i niant qui rient de naître en .,n ai .m llemenl La pen i ptioo : mais )< dis qu'ils se
trouvent dans l'i : hum i , qu'Us n'attendent que
l'occasion de te produire, semblables ù l'étincelle ci-
3G i r la vilaiTÉ.
i bé< dai illou , qui n'atti ad qu'an
"llir ; ou bien encore , seml i ces objets que renferme un lit- a obscur, • t <pii sont pour nous comme s'ils n'étoient pas, jusqu'à < ■ que la lumière vienne nous les rendre sensibles. De quelle m m h m ces sentimens primitiis, comme endormis au fond de L'ame, sont-ils éveillés , appelés en quelque sorte i la i il ' mysti re impénétrable.
Parmi ces sentimens primitiis, plus on moi fus , plus ou moins dé vi loppés . ri qui sont t. Ilemi nt dans notri natui . qu'ils se trouvent partout ou il v a des hommes, je mettrai celui de sa propi tenci , de l'existence de quelque i bose bi l'amoui de soi-même, de la piété filiale, île l'ordre, île cause ri il . m i Divinité , «le la vie à venir,
du bien et du mal, d'apparence et île réalité, de temps ' i d\ spai e. Partout on a cru en un Di
I lans une vie futun .p. m ut on a senti qu'un fils
devoil aimer sa mère; on i mesuré le temps. iIi\1m; ! pao et les I s de tous les peuples ont des termes qui correspondent à ces notions. Je suppose qu'un sophiste i ssa] Il de nous pcouvei que nous n'i pas, que rien n'existe hors de nous, pie le mouvement est impossible, qu'une maison s'est bâtie toutt seule, que l'ingratitude est une venu : ce sophiste pourroit bien aous embarrasse! pai ses subtilités ; mais li nature humaine s< ouleveroit toute i
. nuire ses v.uiis ar;;imiei. nue dans 1.1
Mme pu ces notions primitives qui maîtrisent son intelligi . 1 1 1', h. balni m .1 . e qui est réel Je dirai encore, Messieurs, qu'un de ces sentimens
primitifs est celui de l'infini : il domine l'espèce humaine, sans qu'elle s'en rende compte à elle-même ; il est dans le sauvage comme dans l'homme civilisé; bien des choses le décèlent. Placez un homme quelconque devant une des grandes scènes de la nature ; qu'il contemple la vaste étendue des cieux étoiles , une mer immense, de hautes montagnes qui vont se perdre dans les nues ; il est saisi d'un effroi mêlé d'attendrissement ; son émotion sera peut-être d'autant plus profonde , qu'il connoîtra moins en détail les causes de ce qui le frappe : son ame ravie s'élance hors de la sphère de ce qu'il voit; elle se plonge dans un je ne sais quoi de vague , d'indéterminé , qui n'a ni bornes ni mesure, en un mot, dans l'infini.
Ces idées fondamentales, qui sont les mêmes dans tous les hommes , n'allons pas les confondre avec les idées accessoires qui peuvent n'être le partage que de plusieurs ; et distinguons les instrumens , que la nature elle-même nous donne , de la perfection que l'homme peut y ajouter. Aristote, Bacon , Descartes, Pascal, Malebrancfae, Locke, Leibniz, ont bien pu ii ni i des règles de raisonnement, rappeler les nommes ■ l"i tpérience, les placer dans un doute méthodique pool les inviter à se rendre compte de tout à euxmêmes, remontera L'origine des idées , disserter sur l.i manière dont nous voyons les objets, ils ont bien pu, par leurs méthodes , Unis classifications, leurs systèmes figurés des connoissances humaines, nous aider, nous guidei dans la recherche A la vérité: mai les principes existoient sans eta et avant eux. On cherche par le raisonnement, s'il est des principes
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fixes , et quels sont ces pi Lui ip< - : mais . pour raisonne! . il faut des m<'\' i m< nt ; i t chen ha s'il y en a , i'i si supposer qu'ils existi d( Il 1 1 le remarquer . dans tous les sy sti u : lige de partir d'un principe fixe, d'un ta li : d'idée en idée, de raisonnement en raisonnera faudra bii n arrivi i à une véi ité première , qu* et qu'on voil plutôt qu'on ne la démonli roit dans L'impossibilité absolue de ri n prou l'on ne s'appuyoit i nfin bui un | qui n'a pas 1 oin '• pn uvi -
Maintenant faut-il dire d'une manière précise quels • arai lèves d< s idée s qu'on appelle pn n je leur en assignerai quatre ; li clarté, l'antiquité, l'universalité , l'immutabilité.
Lumineuses, elles brillent de leur propn elles frappent l'esprit d< Leur éclat, commi ! frappe l'œil de ses rayons Oi est l'homme qu résistei au sentiment de sa ] tnei as