BE I-A TOUTE
lit comment donc scroit-clle faite pour la vérité, si . Ile étoit pi ivée de tout moyen de h i onnoltre. J. ne voudrais q tti seule obs rratioa pour me
persuader que , du moins dans bien des ■ h0SC9 . I • ~
prit de l'homme n'esl pis condamné à errer de conjectures en conjectures, .1 Qollei probabilités et des incertitudes; et je commence à soupçonner, que les raisonnemens du sceptique sur L'impuissance absolue de la raison humaine, ne sont que des déclamations de rhéteur et des subtilités de sophiste.
J.' ne sais, Messieurs, si jamais vous vous êtes fait cette question à vous-uu 11 Qa'este»si vous .ivi 7 . bel 1 bé à La 1 ésoudre. La véi ité en général, cou 1 Ue-même, c'est ce qui est, comme inge esta qui n'est pas : t.. t ce qui a une existi m ■■ ai tuelle ou rrai j ce qui n'est point, ou ne peu) pas être, voilà le fan I sidérée dans nous en tant qu'elle nous est | qu'elle est aperçue de notre esprit , la vérité consiste dans la connoissance de ce qui est : si j'affirme ce qui est réellement, si je oie ce qui n'est pas, j< mis dans La vérité; dans Le cas conb dans l'erreur. I i rérité 1 -1 quelque chose, le mensongi < -1 une chimère. La lumière et les téni bres, l.i \ ie et la mort,
l'eue ii Le néant, ne t pas plus opposés que la vé-
rité et l'ei 1. m .
M n'est-il pas divers ordres de vérités? toutes brillent-elles du même éclat? et s'il en est qui nous soient moins 11 1 • --1! Ii s . quelle route non conduira jusqu'à elles? Faub-il adiiu lire des vérités premières,
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et quels en sont les caractères? faut-il admettre des \ rius de déduction , et quels moyens avons-nous de les connoitre , telles sont les deux questions que nous allons discuter ensemble dans cette conférence. Nous titillerons de bannir de noue langage ce qui pounoit fatiguer sans éclairer : l'obscurité n'est bonne à lien, surtout elle n'est pas faite pour le discours public ; nous croyons devoir éviter dans cette discussion , purement philosophique , les ternies scientifiques , qui aussi bien ne sont pas la science, et n'en sont trop souvent que le charlatanisme.
Depuis que l'homme a commencé de philosopher, c'est-à-dire de se rendre compte de lui-même à luimême , il s'est élevé des esprits d'une pénétration et d'une si(ja< ité rares, qui se sont occupés de donner une théorie complète de l'ame,cleses facultés, de l'origine de nos idées, et des principes les plus secrets du raisonnement : ils sont eu quelque sorti1 desrendus dans les abîmes de l'intelligence, pour la surprendre dans se9 opérations les plus intimes, pour arriver jusqu'à la racine même de nos conuoissanecs ; comme on voit dus savans qui fouillent dans les entrailles de la terre, pool v découvrir la manière dont s'y forment les nié- !.iu\ , it dont elle nourrit lis plantes qui sortent de son sein Mais la nature intelligente, connue la natuii matérielle , a ses mystères, (ouverts d'un voile d'airain que 1 1 m tin de l'homme ne soulèvera jamais entièrement. Malin ureusenu ni , si la raison humaine
n dej bornes, notre curiosité n'en a point, de là des
efforts multipliés pour franchir des barrières insur-
montables à notre 1 l t ici l' indue
L'histoire de la philosophie ne pré» m (ju'une suite de sj itèmes divers, ou plutôt opposés les uns mx autres, et «jui ont
du à tour dans les écoles : l'homme a p la chaîne entièri des erreurs, dont les deux boi se perdre, l'un dans le matérialisme, faut)
l'idéalisme. L | lier anéantit l'ame , ne roit dans
l'homme qm I [ânes , et n'en fait qu'une machine de plus dans le mécanisme immense de l'univers; le I ntit le monde
matériel , et n'en fait qu'un tablca le phé-
nomènes et d'apparences. Eutre i trouvent des systèmes plus eu moins plausibles.
Je ne suis dans • i tte < haire ni pour les adopter ni I" "ii les combattre ; j'ai cru que je fei is uni plus utile en exposant «les doctrines qui doivent ■ tre .iv inées de tous les esprit , et qu'on doit pi dans toutes les écoles, si l'on ne veul se perdre dans i in< s, les voici :
Dans cet uni vers , chacun des êtres qui li con a sa nature propre, ses attributs qui le constituent, pat lesquels il existe, et sans lesquel lest in de li < "H. evoir.
L'existence universelle n'ist pas plus réelle que la vertu universelle ; l'existence n'a de réalité que dans l'individu qui existi , comme la vertu n'a de réalité que dans I homme qui est vertueux ; il n'existe que des individus, ii lem existeno résulte de la réunion deleun [ualités essentielles. Oui , il y aquelqm iiui fait qu'un ètn est ce qu'il est, qu'un homme est un
DE L.l \ÉiUÎE. 33
homme jqu'une plante est une plante, que du marbre est du marbre. Si vous ne prenez de l'homme que son i orps , vous n'aurez tout au plus qu'un animal ; si vous ne prenez que son aine , vous aurez un esprit pur , un ange : pour avoir un homme , il faut supposer une créature raisonnable , composée d'un corps et d'iu.e ame unis ensemble par «les liens mystérieux , inexplicables, mais réels.
Il ne s'agit pas non plus de nous considérer dans un état qui ne soit pas le nôtre , dans un ordre de choses différent de celui dans lequel nous nous trouvons placés, ni de chercher comment nous serions affectés si nous avions un sixième sens , si nous naissions avec un degré de perfection de plus dans l'intelligence ou dans les organes. Hommes, nous ne pouvons pas sentir, voir, raisonner, comme si nous n'étions pas hommes ; les caractères distinctifs de notre naturene dépendent pas de nous : L'homme n'a pas plus créé son intelli-
rjue Bon corps; il peut bien perfectionner
esprit par l'étude . par la réflexion , par l'expérience, comme il peut fortifier son corps par l'exercice et par un régime salutaire ; mais enfin ce n'est pas lui qui a • '.nvtr mt son entendement ; il n'en a pas tracé, exécuté le plan , comme celui d'un ('dilue qui seroit son ouvrage ; il n'est pis plus en son pouvoir d'ajouter à son esprit une faculté de plus, que d'ajouter .1 sa tète un troisième «eil Or, en considérant l'homme dans sa condition d'homme , que verrons-nous1
(Tesl que l'homme apporte en naissant des goûts, des penchai», de, (acuités, qui sont analogues à sa nature intelligent! , comme il en apporte qui sont ana«