‹ Défense du christianisme, ou, Conférences sur la religion (volume 2)Chapitre 53 sur 60 · DU CULTE EN GÉNÉRAI · texte numérisé non relu

DU CULTE EN GÉNÉRAI

d'écarter l'orage des fruits de leurs travaux ; toujours des amis feront des vœux pour leurs amis ahsens. Et quel est l'impie , qui , malgré lui , ne forme des vœux semblables; qui, sans y penser, ne rende ainsi un hommage involontaire, un culte à la Divinité? Ne sait-on pas qu'on vit plus d'une fois Jean-Jacques, dans nos temples , oublier ses froids argumens contre lapriète, et toujours inconséquent, prier lui-même avec l'effusion d'une ame attendrie ?

Il est temps de mettre fin à ce discours sur le culte religieux. C'est ici notre douzième Conférence; et toutefois.. Messieurs, de quoi vous avons -nous entretenus constamment? de ces vérités premières qu'il serait honteux d'ignorer, et qu'il est plus honteux encore de combattre. Nous avons comme oublié que nous faisions entendre notre voix dans une assemblée chrétienne. Les ténèbres de l'incrédulité sont, pour les esprits de nos jours, ce qu'étoient autrefois, pour les peuples, les ténèbres du paganisme. La raison s'est corrompue; toute vérité s'est altérée, et il faut que, dans la capitale du royaume très-chrétien, le ministre de Jésus-Christ parle le langage qu'aurait pu parler, il y a dix-huit siècles, un philosophe sensé dans Athènes ou dans Rome païenne. Au lieu de rappeler, de développer les sub- IiiiK-s . lestouchans mystères du christianisme, nous sommes réduits à la déplorable nécessité d'exposer, de défendre ces principes sacrés qui sont le fondeun m de tout» morale et de toute vertu. Flans ces •.mit- jouis i'I , l'Eglise chrétienne a coutume de

(ij C: divrours a été prononcé le dimanche de Ij Passion.

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voiler les ima pii dé< "i i d1 bi s temples ri ses autels, ci de deuil et de douleur, pour porter dans les âmes une religieuse tristesse: et nous, nous sommes forcés, poui ainsi dire, «le jeter un voile sur l'Evangile, et sur la crois devenue une folie pour le chrétien, ( ne autrefois

elle lVii.h poui le g< util ; nous sommes en quelque sorte obligés d<- rougir de notn l ii M lis qn Messieurs? à Dieu ne plaise que nous i l'Evangile, non cnibesco Evangelium ! et malheur au

peuple qui en a il tellement abusé, qu'il ne sc-

roit ]>his digm de l'i m 1 1 I n'est pas en rou-

gir, que «le lin préparei les voies, que de i Ks cœurs .1 se laissci mieux pénétrer de ses divines leçons, <n dissipant d'abord les préjugés dont ils pourraient être offusqués. Plus tard, quand le moii .m en mit m nu, nous la montrerons à cet auditoire cette crois qui .< subjugué les sa^cs connue le peuple, et nous la verr< ns entourée de tous les trophéesde s.i gloire, des victoires qu\ Ile a i emportées depuis di\-liuii siè< li ^. Mais nous savons que l'apôtre même le plus ardent ilu mystère «le la croix, que saint Paul savoil useï de sap < tempéramens ; qu'il ne parla pas devant 1 aréopage li .1 aura*!

pu tenir dans l'assemblée des pari I rsque les

- les plus violentes ont ébranlé les fondemens mêmes de l'édifice, ne faut- il pas, avant tout, travailler à les raffermir, si l'on ne veut k rebâtir en vain sur des cendres et mu- dis ruines7

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