‹ Défense du christianisme, ou, Conférences sur la religion (volume 2)Chapitre 52 sur 60 · DU CULTE EX GÉNÉRAL · texte numérisé non relu

DU CULTE EX GÉNÉRAL

» ce qu'il ignore , mais pour implorer son assistance » comme supplians. » A cette raison , saint Augustin en ajoute une seconde bien digne de son cœur. « Nous n prions, dit-il 1). afin que nos désirs se réveillent, » s'enflamment par la prière, et que notre cœur, di- •> laté par elle, reçoive avec plus de plénitude les » biens que Dieu nous prépare. •■ Oui , Messieurs , prier est le premier besoin de notre foiblesse; c'est le premier cri de la douleur et de l'infortune. Nous avons . il est vrai , la raison pour nous conduire ; mais n'est-elle pas souvent obscurcie par les préjugés, égarée par la passion ? Nous avons la conscience ; mais ne peut-elle pas être le jouet des plus funestes illusions? et n 'avons-nous pas eu plus d'une fois à nous plaindre de nos fausses consciences, qui appellent bien ce qui est mal, et mal ce qui est bien? Nous avons la liberté ; mais par là même nous avons le malheureux pouvoir d'abandonner la route de la vertu : et s'il en est ainsi, pourquoi, dans ses obscurités, l'bomme ne s'adresseroil-il pas au Dieu dis lumières, dans sa foiblesse au Dieo des vertus; pour être éclairé , fortifié par celui qui peut envoyer la force au foilile et la lumière à l'ignorant?

Que i nous lui demandons quelque bienfait dans l'ordre temporel , comme la cessation d'une calamité, la santé, la pais , l'abondance, notre prière est un des plus beaux hommages que nous puissions rendre à scs perfei lions nd< n abl< s Le pi iei . l 'esl reronnoitre qu'il esl li n litre souverain de toutes eboses, qu'd

(i) Epul. ciu , ml Pnlnm , n. iG. 17.

3H DU culte en ci'.m':.tal.

cmbra ton • ^ les soins de sa providen-

ce . qu'il |" al à -< n gré disp r de I secondes, de tous I rets de 1 1 nature, ei

les faire si i rit par d'invisibli smoye is l n mplir l'objet même di nos demandi I pensa que Dieu, dans les desseins de sa providence, i lié U inonde moral au monde physique, qu'il a touIu (aire dépendre ses faveurs, même temporelles, di fidélité i les lui demander. Oui , du sein de son éti rnité, Dieu a tout prévu et tout <\- ■ n'étions ; ire, que Dieu nous royoit dans ^i s. i, n, c jpfinie, nos upplii ations étoient déjà devant son trône; (i loi que dans le temps il les exauce, lorsqu'il fait concourir avec elli scerl tins é\ éni mens, il ne (ait que développer l'ordre de ses desseins éternels, m faisons que remplit la condition .i laquelle il a voit attaché ses dons. Avei des subtilités, il n*j qu'on ne puisse obsi m u . m ris lu un useinent l'auteur de la nature a mis en nous un je ne sais quoi, plus fort que tous les sophismes, qui tient le genre humain inviolablement attaché à certaines vérités nécessaires à son bonheur. Oui, toujoui fin\ sages et leurs livres, la nature partira , l'homme un langage que I homme entendra , toujours le sentiment de la Divinité gravé dans les anus les entraînera.i l'adorer, à la craindre, à l'aimer, i l'invoquer, toujours on verra des familles épl< rées, amour «l'un père qu'elles tremblent de perdre, demander sa conservation à celui qui est le maître d» la rie et de la mort ; toujours on verra les Inhitans lie- i impagnes supplier le ciel de féconder leurs sill

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