‹ Défense du christianisme, ou, Conférences sur la religion (volume 2)Chapitre 55 sur 60 · NCIPES R£LI&II LT · texte numérisé non relu

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êtri I i ■■■ i ii tbli b i ■ de La morale 1 1 de II-. lace qui \.i Eure le sujet de cetti '

Ces • I du bien ci 'lu mal qui doivent dhi^er nos affections, nos discours et n 'in- conduite; cet ensemble de préceptes <t de devoirs que nous avons à remplir pour être véritablement des hommes de bien, c'est ce que j'appelle la morale. Les raisons qui la rendent obligatoire poui nous, les motifs qui nous portent .1 la pratiquer , et à faire lessaci .:!■ 1 s qu'i lie exige, voilà ce qui en est le fondement. Oi . i> soutiens ([ne cette raù mi de dos devoirs, ces motifs île les remplir, il faut les cherche! dans les principes religieux. En effet, Messieurs, c'est peu poui 11 quelle belles sentences, des règles sévi timens sublimes étalés dans les livres el dans les discours. L'autorité de la morale ne \ ■■ > \ 1- si ulement il, la beauté de ses préceptes ; elle vient surtout de la ■n intune qu'elle est obligatoire, et de la force des motifs qui en, i,. m i 1 1 pratiquer. Rien de plus commun que les belles maximes: on en débite si n Les théâtres, on 1 n sème dans les 1 ■ :

fait parade jusque dans les cercles les plus frii les plus dissolus. Mais je vous prit de 1. remarquer avec moi : c'est précisément la beauté, la pureté de la morale qui nous alarme et aous effraie, La morale n'est salutaire que pai le joug qu'elle imposi pend ms; Mu joug . ods pi m bans le trouvent inmorale u'est ulile que pane « j 11 «lit 1 si une règle . el ti ute règle es: nue gène, el lou( aous importune. Vous me prèchei ub* probité Lncar-

ruptible , une fidélité constante aux devoirs de mon état , ce désintéressement qui fait préférer l'indigence aux richesses acquises par l'injustice , ce courage qui fait sacrifier la vie plutôt que la conscience ; vous nie commandez toutes les vertus , vous ne me permettez aucun vice. Tout cela me paroît beau , et conforme à l'idée que je me suis faite de l'homme de bien ; mais tout cela aussi me paroît sévère , tout cela me demande des efforts et des sacrifices pénibles : et je l'avoue , je ne me trouve pas assez de philosophie pour pratiquer tant de vertus sans motifs. Ces motifs , je veux qu'ils soient puissans , parce que j'ai à vaincre des passions vives et fortes ; ces motifs , je veux qu'ils soient universels, parce que la vertu est faite pour tous les hommes; ces motifs, je veux qu'ils soient permanens , parce que la vertu est pour tous les temps comme pour tous les lieux. Or, des motifs qui réunissent tous ces caractères, il faut les chercher ailleurs que dans quelques considérations purement humaines. Voulez-vous que tout ici soit ilans Tordu ? vouleavous enflammer mon courage , m'élever au-dessus des craintes et des foiblesses de la nature? niontreznioi un Dieu législateur suprême, qui commande et qui veut être obéi; placez-moi sous les yeux toujours ouverts d'une Providence, qui voit mes pensées comme mes actions, et qui , un jour , en sera le juge incorruptible , co. unie elle en est maintenant le témoin inévitable Voilà un moyen de réprime) les vices, qui Ot «le tous li igi . de tous les pays, de tous les qui poursuit l'homme dans les ténèbres de la nuit, comme dan I. 1 rtéa du joui , qui n'est

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