LES MIRACLES I I
illusion, oui < m voir ce qu'Us ne royoieat pas , to-ichei ' '■ qu'ils ne toui boienl p ; !>■ i lors tou lois de li naturi auraient été renTenées , il y aurait autant de mirai les que d'individus ; el voilà comment, pour vouloii n jetei le mil u le unique de la ition, on «si forcé d'admettre trois rents miracles, tout aillant que de témoins . c'< -t-i-dirc que, pour ne pas être croyant , on tomlx dans le derniei excès de crédulité. Quelemiracli -"ii nouveau, qu'il soil ancien, |>ru importe dans la question présente. Le témoignage doni il ^i appuyé a-t-il tout ce qu'il but pour ne laisse) aucun soupçon raisonnable d'illusion ni d'imposture ? < 'esl là toul ( e qu'il impi i te •!<
On avoue l'autorité du témoignage sur un fait naturel; mais ce n'est qu'un f.tit naturel que tout Paiis (mus propose à croire, savoii que cet homme est plein de vie. Il esl vrai qu'une fois qu'on est assoie de sa mort , sa vie pu soûle suppose une i vsurrectien. Mais si l'on ne peut doutei de la \ ie de cet hoinme , sur le témoignage de tout Paris, puisque c'est un fait naturel, on ne saurait donc douta de sa i suiiettion; l'un esl lié nécessairement avec l'autre. Le miracle se trouve enfermé entre deux laits naturels, «avoir, la mort de o't nomme 1 1 s i » i< pn si ate. Les témoins ne sont assurés du miracle de la résurrection, que puce qu'ils sont assurés du fail naturel. Ainsi je puis dire que le miracle n'est qu'une conclusion d deux faits naturels. On peut >'.i^mih i des i ùts naturels , I.- sceptique l'avoue; le miracle est une simple conséquence de deux laits dont on esl sûr : ainsi lesairade que le Bceptique nie conteste, se trouve, poui ainsi dire,
compose de trois choses qu"il ne prétend point me disputer , savoir , de la certitude de deux faits naturels, la mort de cet homme et sa vie présente , et d'une conclusion métaphysique que le sceptique ne me conteste point; elle consiste à dire : Cet homme , qui vit maintenant , étoit mort il y a trois jours; il a donc été rendu de la mort à la vie.
J'en ai dit assez, Messieurs, sur la possibilité, la nature , l'autorité des miracles , et sur les moyens de nous assurer de leur existence. Maintenant il ne s'agit plus de rejeter , avec un superbe dédain , les miracles que rapportent les livres de l'ancien et du nouveau Testament, ni de les renvoyer an peuple ignorant: ils sont possibles ; et si nous faisons voir plus tard qu'ils sont appuyés sur des témoignages irrécusables, qu'ils sont aussi bien prouvés qu'aucun de ces fait» anciens dont personne ne doute , la raison commandera impérieusement d'en reconnoître la vérité. En vain on fait observer que l'histoire de tous les peuples abonde en prodiges; les faux ne détruisent pas les véritables : c'est comme si l'on disoit qu'il n'est pas d'histoires fidèles, parce qu'il en est de fabuleuses ; qu'il n'est pas de véritable mon noie , parce qu"'1 s'en trouve de fausse dans la circulation. Il serait bien pin-. philosophique d'observer avec Pascal (1), quelcmensonge vient après la vérité; que l'imposture est une Estasse imitation le ce qui a été, et que , si le Tout- Puissant n'avoit jamais opéré de miracles, les hommes
(l) Penser: . .-.rt nm , n iG . etc.
n'auroient pas eu la pensée 4i les imita r. Je i de nos jours , on est retenu pu une Lusse honte; on rougirait, ce semble, 'i'av aer que l'on croit aux miracles évangcliqucs : et par un contraste bizarre, et bien humiliant pour la raison . on ne i de croire les absurdités du matérialisme. On craint de penser ici comme le peuple ; mais quoi ! pi le peuple croit en Dii u , faut-il donc que le savant soit athée? Pour ne pas adopter certains pré;:. son ignorance, faut-il que le raffinement d'un faux savoir nous conduise à des erreurs non moins ridicules , et plus funestes encore? La force d'esprit, ce n'est pas d'affecter l'irréligion dans un siècle irréligieux , c'est bien plutôt de lutter contre le ton < ut d< l mauvaises doctrines. Le crime de beaucoup d'écrivains du dernier siècle est d'avoir cherche 1 1 célébi 1 1« • pliit.it que la vérité. Malheur à nous, si. i nous-mêmes par la mollesse des opi nions actuelles . nous avions pour elles de coupables ménageni. I
est écrit que les lèvres du prc'tre seront deposit tires de la science (1) ; et s'il restoît muet au milieu des clameurs de l'impiété, qui donc rappellerait aux saines doctrines la jeunesse égarée1 Non. même • jours mauvais, tous les crctirs ne sont pas fermés à la vérité; elle \ pénètre pour révi .tunens
plutôt assoupis qu'éteints Puisse-t-elle . par notre organe, en être entendue , les émouvoir, les convaincre , et les ramener à cette religion sainte . si tendre
-•I.Lich. n. -.
dans ses invitations , si indulgente envers le repentir , si magnifique dans ses promesses, et qui ne cherche à triompher dans le temps que pour couronner dans 1 éternité !