DES TEMPS PRIMITIFS
saints; et pourtant on a fini par reconnoître que cette difficulté, qui peut-être a fait beaucoup d'incrédules, étoitune chimère. On sait aujourd'hui , surtout d'après les voyages du célèJ3re Cook , que rAmérique est très-rapprochée de l'Asie , et qu'il est facile de concevoir comment l'Asie a pu peupler l'Amérique; même il paroît que les Escjuimaux, peviple américain , ont par leur figure , leurs vétemens., leur manière de vivre , leur langue, des rapports de consanguinité avec les Groënlandais (1), en sorte qu'il seroit possible que le nord du iNouveau- Monde eût été peuplé par le nord de l'Europe. On peut voir ce qui est rapporté à ce sujet par l'ilhistre Robertson , au second volume de son Histoire d'Amérique (2).
C'est assez. Messieurs, sur le récit de Moïse touchant le déluge et la création . Nous avons voulu venger l'écrivain sacré defaccusation qu'on lui a intentée d'être en contradiction avec rhistoirc de la niture et les traditions des peuples les plus anciens; et, nous osons le dire, noire tache est isuffisamment
(1) Leçons fie niisloirc, Icflre V; note IX.
(2) Li\re IV, pag. 177 et suiv.
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remplie. C'est à vous maiu tenant à déj^oser les préju;^és dont vos esj)rits ont pn être oiVusqués jusqu'à ce jovu\ Pourquoi faut-il que du haut de la chaire évangejique nous soyons oLlii^ës de faire entendre des choses si profanes, et qid de\roient y être si ëtrani,èies? Telle est la maladie des esprits, qu'un discours qui auroit paru, il y a cent ans , si bizarre, si ridicule, ti répiouvé })ar le bon j^out comme par toutes les convenances religieuses, est peut-être un des plus utiles que je pouYois prononcer devant la jeunesse qid m'écoute. Elle ne sait point a.^sez combien elle doit être en garde contre des s^ oléines que les passions iuiaginent et que les ])assions accueilbiit avec transport j heureusement ces vains systèmes passent comme Ihomme qid les invente, et la Aeritë des livres saints demeure comme le Dieu qui en est la source. Eile sort de toutes les attar,uies qu'on lui liAre pdus éclatante et plus pure ^vio jamais. De nouvelles difficultés amènent de nouvelles recherches et a^ec elles de nouveaux triomphes; c'est ce que nous atteste l'expérience de dix -huit siècles. Lorsque j'impieté déploie l'api^areil de la science j le&
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folioles dans la foi trcniLlont, le tliéologicn , liaiispoiié quehjuelois dans des réi^ions qu il nesl pas absolument ol)lii;ë de eonnoître, semble dëeoncertë; mais le chrélien ferme dans sa foi sait d'a\anee f[ue ces attaques eu apparenee si savantes sont j)leines de \anitë et de menson<^e. Et en eilet qu'arrive- 1- il? Dieu suscite de vrais savans qui vengent la vérité outragée, et les ténèbres se dissipent aux yeux de ceux qui veulmt les ouvrira la lumière. ^ ous l'avez vu, Messieurs, la nature, llîibtoire, la fal^L? elle-même, celte ima'^^e déiîj»uréc de la vérité , tout r(;nd îiommage à Moïse, tov.t confitiPxe la fidélité de s:^s récits. Mais sirr tout cela le cbrétien n'a besoin fpc de la parole de Jésus - Clirist ; instruit à son école, il n'est pas de simple fidèle qui ne puisse avec confiance et sans orijçu. il dir<; aux ennemis d^' la rrli^ion à peu jirès ce que disoit autrefois le Propliète aux ennemis du peuple de Dieu : (( linnemis )) de la révélation , beaux esprits incrédules, )) fiibi ieateurs de mondes, assen.bicz-voiis, » formez des ligues, unissez vos argvunens )) et vos eRbrts, et>ous serez vaincus : cony) gregamini^ et vincimlni ^ et vous vous
20O MOÏSE CONSIDERE COIVIIVIE HISTORIEX.
)) évanouirez dans vos pensées, et il ne tous )) restera de vos hypotliêses Cfue le regret, )) pour ne pas dire la lion te, d'y avoir placé )) votre confiance ; il faut tôt ou tard que vos » attaques mêmes tournent à la gloire de la » religion. C'est une roche éternelle au mi- )) lieu de l'océan qu'elle domine ; les flots de )) la tempête peuvent bien fondre sur elle )) avec un horrible fracas, mais non la ren- » verser ; malgré leur choc et leurs efforts , )) sa masse reste toujours immoljile , et Fé- )) cume dont ils la laissent toute blancLûe y) en se repliant devant elle atteste leur im- » puissance non moins que leur furie.))
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moïse
COSIDERE