‹ Défense du christianisme, ou, Conférences sur la religion (volume 5)Chapitre 33 sur 38 · II · texte numérisé non relu

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iiîour qu'on ne doit qu'au Maître suprême de la \io, voilà ce qu'on ne conçoit pas. ce Tout îionime , dit Mas&illon , qui \ient se » proposer aux lionnnes comme l'objet de » leur amour est un impie, un imposteur, )) qui vient usurper le droit le pins essen- » tiei de l'Etre suprême; c'est \\n monstre » d'orgueil et d'extravai^ance, qui veut s'é- )) lever des autels jusque dans les cœurs , ^) seul sanctuaire que la Divinité n'avoit ja- » mais cédé aux idoles profanes. ))

Jésus s'annonce encore comme venant former au Père céleste des adorateurs en esprit et en vérité, comme venant détruire le culte des idoles, pour faire adorer enfm le seul Dieu véritable; mais, s'il n'est pas Dieu, il s'est trompé et a tronqué le monde; d n'est plus qu'un visionnaire , qu'un faux propiiète; sa religion n'a été qu'une nouvelle idolâtrie; car le premier soin de ses disciples, c'est de le présenter comme un Dieu aux hommages des nations; v. est de lui faire payer dans la terre entière ces tributs de respect et d'amour qui ne sont dus qu'à Dieu seul : en sorte que déjà, dans les teuips les plus purs de sa religion^ celle-ci

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u'auroit été qu'une supcrslillon tout aiusi rcclle que celle qui jusque-là a^oit régné chez tous les peuples. Oui, nous le dirons, sans craindre de Llesser ce qui est dû à Jésus-Christ, mais ])!utot dans un sentiment profond de respect poiu- Ja sainteté de sa vie, la vérité de ses discours, la divinité de sa mission; s'il n'étoit pas Dieu, il ne seroit plus c^^xQ, le plus méprisable, le plus odieu:s, le plus impie de tous les imposlem^s; et, si cela AOus fait horreur à penser et à dire , que VOUS reste-t-il à faire , sinon à vous pré^ senter devant lid à la suite innondjraLle dé ses fidèles adorateurs?

11 est temps de mettre fm a ce discours! L'Eglise chréticiinc, Messi'CiLrs, est' en- pos-^ session depuis dix -huit siècles de croire en Jésus - Christ ressuscité, de faire de cette grande merveille du Tout-Puissant le principal fondement de la religion qu'elle professe; même ime fête annuelle, aussi ancienne que le christianisme, et qu'elle célèbre encore, e^t un des monumens authentiques de ce miracle et de sa foi; le fait de la résiu:rcclion se prou-se, comme il est reçu parmi les homnu^s et dans tous les tribunaux de la

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