‹ Défense du traité de commerce avec l'Angleterre [microform]Chapitre 1 sur 7 · Défense du traité de commerce avec l'Angleterre [microform] · texte numérisé non relu

Défense du traité de commerce avec l'Angleterre [microform]

De la (ollection dei principaiii Economiite^ dei EconAtnisle^ et Publicistes cotiiempAraini de ]» Biblioilièque des sciences morales et politiques, du Didioniiaire de l’Économie politique, du Dictionnaire universel du commerce et delà navigation

RUE riche:lieü, 14

Le riouvornement vient d’annoncer officiellement, dans le Messaj^e du 7 décembre, l’intention de dénoncer le traité de con-imerce avec l’Angleterre. Une résolution aussi grave accuse un changement radical dans la direction imprimée dc*puis dix ans à la politique commerciale du pays. C’est l’omvre entière de la réforme économique qui est remise en question. J’ai concouru à cette réforme; je l’ai défendue comme ministre et comme député; je viens la défendre

encore comme simple citoyen.

bien qu’éloigné de la politique, je croirais manquer à un devoir si j’abandonnais une cause que j’ai soutenue lorsque j’étais au pouvoir. Plus je la sens compromise, plus je dois lui rester fidèle.

Cette publication n’est pas une œuvre inspirée par l’esprit de parti, mais par une conviction ancienne et sincère. Habitué à respecter le Gouvernement régulier du pays, j’ai toujours déploré les oppositions systématiques : je n’en donnerai pas l’exemple. Je dois, comme tous les bons citoyens, mon concours à l’Assemblée nationale. Llle a lutté courageu-

sement, elle lutte encore contre les passions révolutionnai res. Je ne doute pas que l’expérience des difficultés du pouvoir

no la rende plus juste envers un g-ouverneinent qui, pendant dix-huit ans, développa tous les éléments de la prospérité publique. Elle reconnaîtra elle-même l’efl'tït laclieux des récriminations inutiles. L’adversité est une épreuve pour les peuples comme pour les souverains ; ce qui relève les uns et les autres, ce qui honore même les vaincus, c’est la dignité dans le malheur.

Au milieu des discordes civiles et des douleurs patriotiques de la France, je ne saurais avoir d’autre pensée que de défendre des intérêts généraux gravement menacés, et je viens traiter une question où toutes les opinions j)olitiques peuvent se rencontrer.

.Malromé, 26 décembre 1871.

Page 1