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IIS ont essayé de replacer les parties luxées dans leurs rapports normaux au moyen de l'extension continue. Ces appareils n'ont pas donné de bons résultats.
Redard dit qu'il a retiré de bons résultats d’une sorte de bracelet entourant le 1/3 inférieur de l’avant-bras et la main et redressant en partie la subluxation par des pressions au moyen de pelotes actionnées par des vis sur les parties saillantes et hypertrophiées.
Enfin, M. le professeur Duplay dit qu'après avoir vainement essayé d'obtenir le redressement au moyen d'appareils orthopédiques, ül s’est décidé à pratiquer l’ostéotomie. Il aborde le radius par la face palmaire pour ne pas être gêné par les gouttières ostéo-fibreuses des tendons extenseurs il écarte les tendons des fléchisseurs, l'artère et le nerf radial, et fait une incision verticale de 2 à 3 centimètres, le long du bord externe du grand palmaire, à un travers de doigt au-dessus de l’interligne articulaire.
Il applique l’ostéotome à la face antérieure du radius et lui fait subir un mouvement de rotation destiné à la rendre perpendiculaire à l’os, et il arrive ainsi à se trouver au point où finissent les fibres du carré pronateur. Le membre appuyé sur un sac de sable mouillé, il sectionne l’os à petits coups. La section doit être incomplète de façon à ménagerles gaines ostéofibreuse de la face postérieure. La section du
adius à suffi pour permettre la réduction. Il applique alors un appareil plâtré inamovible et le laisse en place pendant 25 jours, époque à laquelle il mobilise les doigts. Le résultat obtenu du côté radial a été très satisfaisant, il restait du côté cubital une légère saillie.
En présence des résultats à peu près négatifs obtenus en dehors de l'opération sanglante de M. le professeur Duplay, et comme la difformité de notre malade n’entrainait pas une gêne fonctionnelle assez grande pour risquer une opération même bénigne, nous nous sommes contentés d’atténuer les crises douloureuses par le massage, les bains sulfureux, la teinture d'iode en bracelet. L'amélioration obtenue a été assez sensible. En même temps nous avons conseillé le repos de l'articulation ou du moins son utilisation le moins fréquemment possible.
Nous avons essayé l'électrisation, les crises douloureuses ont augmenté.
Nous pensons que prise au début cette affection pourrait être combattue avantageusement.
Vu : le Président de thèse,