PUR SANG
On l'entend approcher par saccade brisée. Le souffle fort et sain. Dès laurore venu, Dans le sévère train par son lad maintenu. Le bon poulain galope et coupe la rosée.
Comme le jour qui naît, à l'Orient puisée, La force du san§ donne au coureur ingénu. Si précoce et si dur au travail continu. Le droit de commander à la race croisée.
Nonchalant et caché, d'un pas qui semble lent. Il entre en sa maison où l'avoine l'attend. Il est prêt. Aussitôt l'empoigne le joueur ;
Et pour les coups divers oit la cote l'emploie. On le fait sur le pré débuter en voleur. Tout nerveusement nu dans sa robe de soie.