‹ Dégénérescence et criminalitéChapitre 32 sur 82 · CHAPITRE VIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIII

Il résulte de ce qui précède que ni les médecins ni les anthropologistes ne sont parvenus à distinguer catégoriquement par ses caractères objectifs facilement reconnaissables le criminel soit de l'homme sain, soit de l’aliéné : les conditions anatomiques et physiologiques des névroses criminelles sont encore aussi indécises que celles des vésanies. Aussi bien devant la science que devant le sentiment vulgaire, le malfaiteur n’est caractérisé que par son méfait. Les criminels d'habitude et les criminels occasionnels ne sont séparés par aucun signe objectif, tous sont des criminels-nés avec une différence d'intensité dans là prédisposition, différence qu’on ne peut apprécier qu’a posteriori.

Un seul fait positif que nous avons déjà relevé, :

c’est la parenté de la criminalité et de la folie et de la dégénérescence en général, parenté qui se trahit par la coïncidence fréquente du crime et de la dégénéres-

cence, soit chez le même individu, soit dans la même.

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