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à des états émotionnels asthéniques, d’autant plu: accentués et plus prolongés qu’ils se sont plus sou: vent reproduits, et nécessitant des excitations de plus en plus énergiques.
Les modifications physiologiques qui se produisent sous l'influence des irritations périphériques et accompagnent chaque changement d'état émotionnel varient avec l'intensité de l’irritation, c’est-à-dire que telle irritation qui produit une augmentation des processus vitaux, lorsqu'elle est modérée, pourra, s elle est trop forte, déterminer une décharge se traduisant soit par des mouvements, soit par une sécré: tion, soit par une augmentation de chaleur, soit par quelque phénomène psychique; et cette décharge sera suivie d’une diminution de ces mêmes processu: vitaux.
Mais cette différence dans l'effet produit n’existe pas seulement en raison de l’intensité variable de lirritation, elle peut encore être en rapport avec tonicité, avec l’irritabilité du sujet au moment où i est soumis à l’irritation. « L'influence des nerfs moteurs, dit CI. Bernard ‘, place toujours les muscles dans un état opposé à celui dans lequel ils sont au - moment de l'excitation. » On peut en dire autant de l'influence du système nerveux en général sur l’organisme entier. Nous en avons un exemple dans le phénomène que nous avons décrit avec M. Binet sous le nom de « polarisation psychique * », et dans
1. CI. Bernard, Leçons sur la physiologie et la pathologie di système nerveux, t. L, p. 314.