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Ces tumeurs affectent aussi bien l'ovaire gauche que l'ovaire ‘droit, rarement les deux ovaires, le Hbro-myome, d'après M. Picqué (1), étant presque toujours unilatéral. Du reste, là encore, rien d'absolu, puisque, entre beaucoup, Bender et Heitz (2) signalent un cas de fibro-myome double des ovaires.
La forme n'est pas moins variable.
M. Picqué donne au fibro-myome une forme bosselée. inégale, irrégulière.
Le sarcome, au contraire, serait lisse.
Là encore, peut-on établir une règle ?
Il est vrai que les fibro-myomes ont souvent les caractères ci-dessus décrits, mais il ne manque pas de pareilles tumeurs lisses, arrondies, sans bosselures:
La dégénérescence sarcomateuse d'un fibrome ne peut donc avoir aucune action sur sa configuration extérieure, sauf toutefois quand, ayant franchi la limite des fibrilles conjonctives, le tissu sarcomateux pousse ses prolongements au dehors (Obs. VI). |
La consistance est, en général, très dure. Ce qui domine, en effet, dans ces sortes de tumeurs, c'est le fibrome. La cellule sarcomateuse esl encore emprisonnée dans les travées du tissu fibromateux et ne peut encore donner des tumeurs molles comme le sont certains sarcomes globocellulaires.
Lorsqu'elles sont de dimensions volumineuses, elles se’ développent souvent vers la cavité abdominale, et souvent
(1) Picqué. Semaine gynécologique, 1896.
(2) Bender et Heitz. Société anatomique, 1903.
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y nagent dans le liquide ascitique. Elles sont alors réunies au ligament large par un pédicule plus ou moins allongé, épais ou grêle, qui contient des vaisseaux. € Ge pédicule est relié au hile de l'ovaire et laisse la trompe et son pavillon indépendants » (Dartigues) (1). Au contraire, « si la tumeur a dédoublé le ligament large et s’y est enclavée, il peut devenir difficile de distinguer un fibrome provenant de l'ovaire, d'un fibrome utérin ayant acquis les mêmes connexions (Pozzi) » (2). D’autres fois, au contraire, elles tombent dans le Douglas, s’accolant à la face postérieure de l'utérus dont il est souvent difficile de les distinguer au toucher vaginal. À l'encontre des fibromes utérins, il est rare que ces tumeurs contractent des adhérences intestinales : et le fait n'a rien d'étonnant puisqu'elles sont souvent séparées des anses grêles par une couche de liquide. Pourtant on a observé des adhérences à lS iliaque. Plus souvent s’établissent des adhérences avec le péritoine ou les parois abdominales, mais elles ne sont jamais très étendues. Le péritoine est alors rouge, épaissi, vascularisé, et on peut observer une véritable hémorragie au moment de l'opération.
Quant à l’ascite, nous l'étudierons en détail au chapitre symptômes. Contentons-nous de dire qu’elle est fréquente, souvent très abondante, d'aspect citrin, rarement hémorragique.
A la coupe, la tumeur a la plupart du temps l'aspect du fibrome. Son tissu est dur, brillant ; il crie sous le scalpel.
généralement il est creusé de petites cavités kystiques à
(1) Dartigues. Revue gynécologie, 1899.
(2) Pozzi. Traité gynécologie.
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contenu séreux, muqueux où hémorragique. Comme l'écrit le professeur Cornil, il ne faut pas s'étonner de la présence de cavités kystiques. « L’ovaire, à toutes les périodes de la vie, contient des kystes soit microscopiques, soit visibles à l’œil nu... Il est donc tout naturel que les tumeurs s0lides de l'ovaire renferment des kystes et nous avons lieu de nous étonner que certaines de ces tumeurs n'en présentent aucune trace, comme cela a lieu parfois (1). » Rarement ces cavités kystiques atteignent de grandes dimensions dans les tumeurs qui nous occupent. Il n’est, du reste, pas fréquent que le sarcome lui-même soit creusé de vastes cavités kystiques qui lui donnent une consistance de mollesse particulière.
Dans la presque totalité des cas, l'aspect de la tumeur en voie de dégénérescence est celui du fibrome ; à moins que la dégénérescence ne soit tellement avancée que le fibrome soit devenu sarcome (voir l'observation de M. Jayle).
Pour les autres cas, le tissu sarcomateux est encore jeune, il est encore étouffé par les fibrilles fibromateuses. Une de nos observations est très remarquable à cet égard (Obs. VIT).
On assiste, en effet, à l'éclosion ou au réveil (qui le dira ? de la cellule sarcomateuse. Il n’en est pas toujours ainsi. L'observation VII est un exemple de fibrome complètement dégénéré en sarcome sur une très grande étendue. Là, plus de cellules rondes discrètement infiltrées dans la trame conjonclive, mais, au contraire, une tumeur divisée en deux parties, l’une franchement fibromateuse, l’autre sarcomateuse et creusée de petits kystes. L’nne est dure,
(1) Cornil. Journal des connaissances médicales, 1893, page 13.