‹ DeïdamiaChapitre 10 sur 49 · ACTE I, SCENE V. ij · texte numérisé non relu

ACTE I, SCENE V. ij

L YCOMÉDE.

O mes filles chéries !

Vous faites bien, laissant les parures fleuries, De prosterner vos fronts pour supplier les Dieux, . Car le temps est venu des combats furieux, Et le grand cri d'Hellas, dans sa gloire outragée, Epouvante déjà toute la mer Egée.

L'âge a glacé mon sang. A peine puis-je encor Dans ma tremblante main tenir le sceptre d'or : Mais, pour vous protéger, vieux lion tutélaire, Je saurai, s'il le faut, réveiller ma colère.

La mer s'agite doucement, et on entend monter des flots comme un bruit de voix et de lyres.

Cependant, écoutez!

THOÉ.

La mer, la vaste mer A tressailli.

PERSÉIS.

Des voix montenc du gouffre amer.

ZEUXO.

Le flot, dont quelque charme apaise les délires, Frémit.

PERSÉIS.

C'est comme un bruit de flûtes et de lyres.

i* D El DAM I A.

THOÉ.

Et dans l'air embrasé de feux brille une iris.

ZEUXO.

O mes sœurs !

PERSÉIS

Qu'ai-je vu !

Thétis paraît, tenant par la main Achille toujours déguisé en jeune fille, et s'avance vers Lycomède.

LYCOMÈDE

La déesse Thécis!

Lycomède et ses filles s'inclinent et se prosternent devant la déesse, avec une respectueuse épouvante.

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