‹ DeïdamiaChapitre 45 sur 49 · ACTE III, SCÈNE IV · texte numérisé non relu

ACTE III, SCÈNE IV

Et l'orgueil inflexible et fier que je savoure

En moi, c'est ton orgueil, père, et c'est ta bravoure!

A Ul)*sse et à Diomède.

Et maintenant, déjà s'enflant et se levant, Nos voiles doucement frémissent dans le vent ; L'air est pur, je me sens plein d'un espoir céleste ! O mes amis, partons.

DElDAMIA, s'attachant aux pas d'Achille.

Non, je ne veux pas. Reste.

Ce que tu vas chercher là-bas, c'est le trépas ! Je garde mon trésor. Je ne te donne pas Au carnage, qui souffle avec sa froide haleine. Que nous font les amours de cette fauve Hélène ? Que nous importe si Paris, folle d'amour, L'emporta, cependant qu'à la chute du jour, La petite Hermione, avec des cris sauvages, En se tordant les mains courait sur les rivages } Un Atride n'a pas su conserver son bien Dans sa demeure ? moi, je veux garder le mien. Que cette Hélène fasse un brasier de l'Asie ! Et que la haine, au lieu d'un souffle d'ambroisie, S'exhale de sa bouche et de ses blonds cheveux ! Que tous la suivent! moi, j'y consens. Je ne veux Lui disputer qu'Achille et que Néoptolème. Tu ne partiras pas. Je ne veux pas. Je t'aime !

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