‹ Déjanire; tragédie lyriqueChapitre 11 sur 27 · ACTE DEUXIEME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIEME

Faux ami, voleur d'amour, Confesse donc ton crime infâme, Ou du moins défends-toi !

PII ILOCTÈTE.

Je ne me défends pas.

L'amour dont tu m'accuses Fut plus puissant que moi.

Dispose donc de nous et venge ton offense.

IOLE et PIIILOCTÈTE.

Dans la vie et la mort nous resterons unis.

HERCULE

Ah ! c'est trop me braver ! Lichas !

Reparait Lichas.

Tu vois ce traître!

Il est ton prisonnier! tu me réponds de lui!

Aux cris d'Hercule, le chœur parait : les Œchaliennes, compagnes d'Iole, les Héraclides. Philoctète sort, emmené par Lichas. Iole, défaillante, demeure parmi les Œchaliennes. Hercule, furieux, parcourt la scène avec des imprécations.

Dormez- vous dans l'Olympe, ô dieux !

Vers toi je crie, ô Jupiter, mon père! L'injure qui m'est faite, elle t'est faite à toi. Implacable Junon, quand donc seras-tu lasse? J'aurais vaincu Cerbère et l'horrible lion De Némée, et de l'hydre aux têtes renaissantes Fait un débris sanglant

Pour voir ici se briser mon courage Contre la volonté d'une vierge! pour voir Mon amour méprisé! mon amitié trahie!

Partout la trahison, la haine contre moi! Je veux de ma vengeance épouvanter le monde !

Il sort furieusement.

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