‹ Déjanire; tragédie lyriqueChapitre 8 sur 27 · ACTE DEUXIEME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIEME

Ne te souviens-tu pas de ces nuits embrasées

Où toi-même faisais le serment D'être à jamais mon roi, mon époux, mon amant?

HERCULE

Les dieux ont ri de nos paroles !

Tiens, voilà ces bras Qui te furent de douces cbaînes !

Voilà ce flanc où tressaillit ton fils! Ingrat ! perce-le de ton glaive î

Voilà ces yeux tout pleins de tes regards !

Arrache-les ! ôte-leur la lumière!

Retourne à Calydôn ! telle est ma volonté. Ma destinée encor n'est pas remplie :

Elle est plus haute et plus mystérieuse Que celle des autres humains.

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