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Inspiré de Sannazar (Rime, parte II, son

Quando apersi, oimè, gli occhi, e vidi il Sole. — Cf. Délie, diz. 504.

Au recevoir l'aigu de tes esclairs ' Tu m'offuscas & sens, & congnoissance.

Car par leurs rays si soubdains, & si clairs, J'eu premier peur, & puis resjouissance : Peur de tumber soubz griefve obéissance : Joye de veoir si hault bien allumer.

Osas tu donc de toy tant présumer, Oeil esblouy, de non veoir, & de croire, •Qu'en me voulant a elle accoustumer, Facilement j'obtiendrois la victoire ?

Ne t'esbahis, Dame, si celle fouldre Ne me fusa soubdainement le corps 2.

Car elle m'eust bien tost réduit en pouldre, Si ce ne fust, qu'en me tastant alors, Elle apperceut ma vie estre dehors, Heureuse en toy : D'ailleurs, elle n'oflense Que le dedans, sans en faire apparence, Ce que de toy elle à, certes, appris.

Car je scay bien, & par expérience, Que sans m'ouvrir tu m'as ce mien cœur pris.

LXXX. — 3. si soubdain — 4. resiouyssance LXXXI.— 1. tesbays(T)

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