‹ DelieChapitre 122 sur 363 · LXXXIX. — Var. de 1542 (voir ». 2) : 1. perdict · texte numérisé non relu

LXXXIX. — Var. de 1542 (voir ». 2) : 1. perdict

est cause que moins elles se sentent. » Ce proverbe est d'ailleurs encore vivant en Italie : cf. Pèrcopo, éd. citée, t. II, p. 538, note ; Tebaldeo (capitolo 10); Chariteo, éd. citée, p. 338, v. 243. — Helisenne de Crennc, Epistres familières (ép. 3) : « Las je te supplie que vueilles considérer que la chose qui se souffre en compagnie, ne doit estre dite intollerable » (fol. x 2 v° de l'éd. 15 51). — F. Habert, Jeunesse du Bamiy de liesse, fol. 22r°. — Ronsard le répétera aussi (Amours, l, cxxn,éd. Blanchemain, I, 69).

1. La Deplourable fin de Flamcte, fol. H ii v° : « Et en ce que je te escript, tu penseras pour satisfaire a Dieu, au monde, & a ta coulpe. »

2. Ce dizain, comme le 82", avait paru en 1542 dans la Fleur de Poésie Jraiicoyse (voir diz. 82, n. 1), fol. D 6 v°.

11 est traduit de J. Vulteius (Jo. Vullcii Rbemensis Hendecasyllaborum libii quatuor, Paris, Simon de Colines, 1538, fol. 12 r°) :

Vulteius de se, Vencrc & Cupidinc.

Telum perdidit in me Amor, quod infans Misit. Dein graviter dolere coepit.

Scivit hoc Venus, atque corde ab imo

Tant que par pleurs son brandon feit esteindre, Dont aigrement furent contrainetz de plaindre : Car l'Archier fut sans traict, Cypris sans flamme.

Ne pleure plus, Venus : Mais bien enflamme Ta torche en moy, mon cœur l'allumera : Et toy, Enfant, cesse : va vers ma Dame, Qui de ses yeux tes flesches refera.

Par ce hault bien, qui des Cieulx plut sur toy, Tu m'excitas du sommeil de paresse ' : Et par celuy qu'ores je ramentoy,

LXXXIX. — Var. de 1542 : 4. Tant qu'elle fit par pleurs sa torche estaindre — $. contrains — 6. Car amour fust sans feu remis sans flamme. — 9. Et toy amour cesse : — 10. Qui de ses yeulx d'aultres traietz te fera. — Far. de 1564 : 10. yeulx

Tôt suspiria traxit, ut suum ignem

Extinctum lachrymis suis videret.

Quo queri acrius arnbo sunt coacti.

Namque igné liaec spoliata, & ille telo est.

Quibus sic ego : Ne gemas, Venus, sed

In me accende facem, tuasque flammas,

Ignem restituet tibi meum cor.

Et tu cessa, Anior. ad meaeque pergas

Ocellos dominae, altéras sagittas

Reddant; sed moniti cavete posthac.

On trouve une pièce analogue dans les Cent Epigrammes... de Michel d'Amboise. Paris, A. Lotrian, s. d., priv. du 6 mars 1552 (fol. 41 r°). Le modèle commun qu'ont imité Vulteius et d'Amboise est Pontanus (Eridan., lib. I, éd. Henricpetri, Baie, 1556, p. 3572), pièce intitulée : De Venere et Amore, qui commence ainsi : « Exhausit pharetram Veneris puer... » (Les poésies de Pontanus parurent dès 1505 et furent souvent réimprimées).

1. Cf. Délie, du. 97. — C'est un cliché pétrarquiste. Pétrarque, son. Quandc fia l'altre donne... :

Da Ici ti vien l'amoroso pensiero Che mentre '1 segui, al sommo ben t'invia . . . Bembo (Asolani, éd. Sonzogno, p. 101, et trad. de Jehan Martin, 1545, fol. 109 V) : « Perciocchè incontinente che Amore con gli occhi d'alcuna beila donna primieramente ci fiere, destasi l'anima, nostra. . . » Dans ce long passage, Bembo montre comment l'amour élève l'âme jusqu'aux plus hauts sommets de l'idéal.

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