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Cf. Pétrarque, son. // cantar nuovo

Tebaldeo, Sassoferrato, Britonio et même Bembo fournissaient à Scève la matière de ce dizain. Il la trouvait aussi en France dans Helisenne de Crenne. C'est du sonnet de Britonio que ce dizain se rapproche le plus. Cf. Sassoferrato, Gloria d'Amorc, fol. D 6 v° : Pcr quanto gira il sole a torno a torno... — Tebaldeo, son. 148. — Britonio, Gelosia del Sole, fol. 81 v° : Un giorno uscendo fulgido e lustrante... — Bembo (Venise, ISî5), fol. 27 v° : Qttando '1 mio sol, del quai invidia prende L'allro, che spesso si nasconde e fugge; et encore fol. JS v° : Col sol, ch'a Ici mirando, invidia nbebbe, El d'un oscuro nembo ricoperse... — Helisenne, Angoisses douloureuses (éd. Ijjl, fol. q 2 v° : « Regardez ses cheveulx de resplendissante couleur décorez, qui d'Apollo la similitude représente. . . » — Cf. Délie, diz. 303 et 386.

2. C'est la fête des Morts. Dante avait fait un sonnet sur la semaine sainte (Fila nuova, xli); de même Pétrarque associait son amour et sa piété (son. Padre del ciel dopo i perduti giorni). Tebaldeo en avait fait un sur le mercredi des cendres (son. 129). — Cf. une pièce de Marot où l'allusion religieuse se mêle également au badinage amoureux (éd. Jan» net, 111,69).

dizains cxxiv-cxxvi 93

Du Marbre dur de ton ingratitude, Le Corps est jà en sa foible roideur Exténué de sa grand'servitude :

Dont ame, & cœur par ta nature rude Sont sans mercy en peine oultrepassez.

O aujourd'huy, bienheureux trespassez, Pour vostre bien tout dévot intercède : Mais pour mes maulx en mon tourment lassez Celle cruelle un Purgatoire excède '.

A l'embrunir des heures ténébreuses2, Que Somnus lent pacifie la Terre.

Ensevely soubz Cortines umbreuses, Songe a moy vient, qui mon esprit desserre, Et tout auprès de celle là le serre,

i. Britonio, Gelosia del Sole, fol. 97 r° :

S'avolse l'aima, senza Ella vederla Corne in suo grato et doke Purgatorio.

Jardin de Plaisance, fol. 129 r* : « Comment au jardin de plaisance l'amoureux est au purgatoyre d'amours & pryvé de joye. » Voir encore Cl. Marot, Epigr. cxxxm (éd. Jannet, III, 5^). 2. Cf. Pétrarque, canz. A qualunque animal. . .

Con lei foss' io da che si parte il sole.. . Sol una notte, e mai non fosse l'alba. . . Idem, sextine Non ha tanti animait... :

Deh hor foss'io col vago de la luna Adormentato in qualche verdi boschi. . .

Michel d'Amboise, Secret d'Amours, fol. b îii: « Madame, si je te veulx louer, si je te veulx honnorer, servir. . . me semble que ce ne te sera blasme de le souffrir, & que tu le peulx aysément endurer aussi bien que fit la Lune Endimion. »

Ce dizain a été inspiré par les sonnets 14 et 15 de Chariteo (éd. Pèrcopo, t. II, pp. 16 et 17). Voir encore Serafino (éd. Menghini, p. 98) et Bembo (Venise, 1535, fol. 33) : Menlrel fero destin mi toglie e vieta... — Cf. Délie, diz. 340.

Qu'il reveroit pour son royal maintien.

Mais par son doulx, & privé entretien L'attraict tant sien, que puis sans craincte aulcune Il m'est advis, certes, que je la tien, Mais ainsi, comme Endimion la Lune.

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