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CLXXX

Ouy, & non aux Caestes contendantz l Par maintz assaultz alternatifz s'assaillent : Tous deux a fin de leur gloyre tendantz En mon cerveau efforcément travaillent.

Et nonobstant, que bien peu, ou rien vaillent Si longz effortz sans rien déterminer, Si sens je en moy de peu a peu miner Et la memoyre, & le sens tout confus :

D'ailleurs l'ardeur, comme eulx, ne peult finer : Ainsi je suis plus mal, qu'oncques ne fus.

Mais si Raison par vraye congnoissance

Admire en toy" Grâces du Ciel infuses :

Et Grâces sont de la Vertu puissance,

Nous transformant plus, que mille Méduses2 :

Et la Vertu par reigles non confuses

Ne tend sinon a ce juste debvoir,

Qui nous contraint, non seulement de veoir,

Mais d'adorer toute parfection :

Dante, InJ. VIII, 111 : Virgile quitte Dante en le laissant en proie au oui et au non qui se débattent dans sa tête.

Serafino (éd. Menghini, p. 144) :

Il tanto dir di si par che sia no...

Bernardo Accolti, Virginia (Venise, 1553), fol. 48 r° :

Non mi dir senipre un si, che non vien mai Di sempre un no, che men m'offenderai...

Je pourrais multiplier les exemples.

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