DIZAINS CLXXXIII-CLXXXVI
Le Cœur surpris du froict de ta durté S'est retiré au fons de sa fortune :
Dont a l'espoir de tes glassons hurté ', Tu verrois cheoir les fueilles une a une.
Et ne trouvant moyen, ny voye aulcune Pour obvier a ton Novembre froit, La voulenté se voit en tel destroict, Que délaissée & du jour, & de l'heure, Qu'on luy debvroit ayder a son endroit, Comme l'Année, a sa fin jà labeure.
Je m'esjouys quand ta face se monstre, Dont la beaulté peult les Cieulx ruyner :
CLXXXV. — i. froid — 2. fondz — 7. void CLXXXVI. — 1. ce (T) .
1. Pétrarque, dans la canz. In quella parte, dov amor mi sprona, compare aussi Laure à l'hiver.
Mais quand ton oeil droit an mien se rencontre ',
Je suis contrainct de ma teste cliner :
Et contre terre il me fault incliner,
Comme qui veulx d'elle ayde requérir,
Et au danger son remède acquérir,
Ayant commune en toy compassion.
Car tu ferois nous deux bien tost périr. Moy du regard, toy par reflection 2.