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CXCI.— 5. froid

du temps, au passage d'Ovide, Trist. I, 1, 99-100. — Cf. Panfilo Sasso, fol. b r° :

Creggio che nel to guardo ardente sia

L'hasta d'Achil che sanô la ferita

Che d'altri fatto haveva con so mau pria. Jehan Marot, Recueil, fol. E 4 v° :

D'un seul regard trop plus luysant que Estelle

Tu m'as navré d'une playe cruelle.

Ayant tel sort, il faut que le blesseur

Luy mesme soit de ce mal guérisseur...

1. Depuis Pétrarque (canz. Quai piu diversa e nuova... 2* stance), la calamité, ou pierre d'aimant, sert de comparaison à presque tous les Italiens. Cf. Tebaldeo, son. 94 ; Panfilo Sasso, fol. a viii v°: Corne a se tira el Jer la calamita...; Ol. di Sassoferrato, Olimpia, fol. C 5 r°; Gloria tTAmore, fol. B 7, fol C 8 v°. — Voir aussi Roman de la Rose, éd. Méon, v. 1163 sqq. ; Helisenne, Angoisses, fol. O 8 r°.

dizains cxc-cxciii 1 37

Qui me rend tout si tristement dolent, Que, nonobstant que mon naturel lent M'argue asses, & me face blasmer, Pour estre amour un mal si violent, Las je ne puis patiemment aymer.

Fait paresseux en ma longue espérance, Avec le Corps l'Esprit est tant remis, Que l'un ne sent sa mortelle souffrance, Et Taultre moins congnoit ses ennemys.

Parquoy je ignore, estant d'espoir demis, Si ce mien vivre est vitupère, ou los, [90]

Mais je scay bien, que pour estre forclos De ta mercy, de mon bien tu me prives : Et par cela tu veulx, que le mal clos Vive en l'obscur de mes tristes Archives.

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