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DIZAINS CC-CCII

Soubz doulx penser je me voy congeler •

En ton ardeur, qui tous les jours m'empire :

Et ne se peult désormais plus celer

L'aultre Dodone incongneue a Epyre 2,

Ou la fontaine en froideur beaucoup pire,

Qu'aux Alpes n'est toute hyvernale glace, [94]

Couvre, & nourrit si grand'fiamme en ta face,

Qu'il n'est si froid, bien que tu soys plus froide,

Qu'en un instant ardoir elle ne face,

Et en ton feu mourir glacé tout roide.

T'esbahys tu, ô Enfant furieux,

Si diligent la vérité je tente?

Et l'esprouvant, me dis tu curieux

A rendre en tout ma pensée contente ?

Je ne le fais pour abréger l'attente, Ny pour vouloir d'espoir me délivrer :

Mais je me tasche autant a captiver La sienne en moy loyalle affection, Comme pour moy je ne la veulx priver De sa naifve, & libre intention.

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