‹ DelieChapitre 217 sur 363 · CCXXIII. - a.'.fondz · texte numérisé non relu

CCXXIII. - a.'.fondz

Cf. Jehan Marot, Recueil, fol. D 5 v° :

Plus chault que feu je languy par tes yeulx,

Et si ne puys mes regretz ennuyeux

Bouter à fin : car ton regard me livre

Feu si très doulx qu'en mourant me fault vivre

Soubz ung espoir incertain d'avoir myeulx...

Doncques craignant ton refuz furieux,

Je te supplye en l'honneur des haulx Dieux,

Fay distiller ton cueur plus dur que cuyvre

En eaue de grâce, afin que je m'enyvre

De ton amour qui me brusle en tous lieux.

Car quand Amour jeunement cauteleux (Ce me sembloit) la finesse eust pensée, Il m'engendra une contrepensée Pour rendre a luy le lieu inaccessible, A luy, a qui toute chose est possible ', Se laissant vaincre aux plus forcez combas.

Voicy la fraulde, ô Archier invincible, Quand je te cuyde abatre, je m'abas.

Le practiquer de tant diverses gentz 2,

Solicitude a mes ardeurs contraire,

Et le pressif des affaires urgentz

N'en peuvent point ma pensée distraire,

Si vive au cœur la me voulut pourtraire 3

Celluy, qui peult noz vouloirs esgaller, [I0°]

Comme il me fait en sa présence aller

Contre l'effort du plus de mes deffences

CCXiv. — s. là

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