CCXLVI. — 4. maint — 5. loz
Per che in gclido Hume non si stilla
L'humilia faccia
Perche non va in cencre e favilla
Se'l foco sempre Tarde
Amor per mantenerla in dolor tnnto
Tempera il foco con lagrime c pianto . . . Cf. la pièce analogue d'Angeriano, Ercto[>aegnion, fol. 35V0:
Ni lacrymae fluerent, in flammas totus abirem... 1. Cf. Ovide, Her. xv, 37-38 :
Et variis albae junguntur saepe columbae, Et niger a viridi turtur amatur ave.
Chez tous les contemporains de Scève, c'est la « tourdre » qui s'unit au corbeau. Gil'es Corrozet (Sopbologe d'Amour... 1542, fol. 55 r°) parle des amours du Papegay et de la Tourdre.
Pour comprendre ce dizain, il faut relire la première Epistredc l'Amant verd de Jean Lemaire (éd. Stecher, III, 3), dont il est évidemment inspiré, et à laquelle est emprunté le dernier vers. L'Amant vert, c'est-i-
Passent la Mer en ceste Europe froide, Pour s'accointer des noirs, & laidz Corbeaux Dessoubz la Bise impétueuse, & roide.