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CCXLVIII

Ce mien languir multiplie la peine Du fort désir, dont tu tiens l'espérance, Mon ferme aymer t'en feit seure, & certaine, Par Ion travail, qui donna l'asseurance.

Mais toy estant fiere de ma souffrance, Et qui la prens pour ton esbatement, Tu m'entretiens en ce contentement (Bien qu'il soit vain) par l'espoir, qui m'attire, Comme vivant/, tout d'un sustantement Moy de t'aymer, & toy de mon martyre '.

dire le papegay de Marguerite d'Autriche, se plaint de ce qu'elle est plongée dans le deuil et la tristesse, et

N'ayme couleur, sinon noire & obscure.

Et n'ha de verd.ne de gayeté, cure.

Or pleust aux Dieux que mon corps assez beau,

Fust transformé pour ceste heure en corbeau... Et pourtant l'Amant verd est venu des contrées lointaines d'Orient pour « voir la face illustre, clere & belle » de sa Dame. Il

Passa la mer tant fiere & tant diverse...

Laissa Egypte & le fleuve du Nil...

Si vint chercher ceste région froide

Ou court la Bise impétueuse & roide.

Le papegay est donc venu d'Orient dans les pays tristes et froids habités par les corbeaux.

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