Cf. Jardin de Plaisance, fol. 96 r
Et puisque le tirant ressemble Bien la puis tirante nommer; Encore pis puisqu'elle semble Au voir doulce & sans amer, De mercy briefve a entamer, Plaine de chiere ouverte & grande Parquoy la puis, sans surnommer Appeler la faulse tirande.
— Cf. aussi Délie, diz. 311.
Délie. r 1
Mais ta vertu par sa haulte puissance M'esveilla lors du sommeil paresseux, Auquel Amour par aveugle ignorance M'espovantoit de maint songe angoisscux.
CCCVII [141]
Plus je la voy, plus j'adore sa face, Miroir meurdrier de ma vie mourante :
Et n'est plaisir, qu'a mes yeulx elle face, Qu'il ne leur soit une joye courante, Comme qui est de leur mal ignorante, Et qui puis vient en dueil se convertir.
Car du profond du Cœur me fait sortir Deux grandz ruisseaulx, procedantz d'une veine, Qui ne se peult tarir, ne divertir, Pour estre vive, & sourgeante fontaine '.
CCCVII I
La craincte adjoinct aeles aux piedz tardifz. Pour le péril eminent eschapper 2, Et le désir rend les couardz hardiz, Pour a leur blanc diligemment frapper.
Mais toy, Espoir, tu nous viens attraper, Pour nous promettre, ou aspirer on n'ose.
CGC VIII. - 1. aesles