‹ DelieChapitre 292 sur 363 · Cf. Dclie, diz. 158, v · texte numérisé non relu

Cf. Dclie, diz. 158, v

2. Thème rebattu chez les pétrarquistes, à l'imitation de Properco. liv. III, élég. 11. — Cf. Serafino (éd. Menghini, p. 141):

Orfeo cantando con l'aurata cetra Mosse quell' ombre impaliditc e smorte ; Ché ancor là dentro aile tartaree porte !)a qualche tempo pur piet.t se'mpeira . lit io piangendo aria mosso uua petra.

Ma corne piace a la fatal mia sorte Combatto da adamante un cor piû forte, Che per ingegno alcun mai non si spetra.

Chariteo (éd. Pércopo, son. 54) :

Orpheo con suoi soavi e dolci accenti

De le fere mulceva il duro core.

Ma no' spcrodic mai la Luna mia Al suon di prieghi miei ritenga i passi. . . Helisenne, Angoisses, fol. O 6 v : « Las quand Oiphcus fut aux enfers pour recouvrer la belle Euridice, si doulcement chanta... Mais quand celuy Orpheus avec les neuf Muses en ma présence s'eforceroient de «hanter & délicieusement, il seroit impossible de sçavoir le travail que je soustiens diminuer. »

2l6 DELIE

En mon travail, moy misérable, honteux Sans obtenir, tant soit petite grâce, N'ay peu tirer de sa bénigne face, Ny de ses yeulx une larme espuiser, Qui sur mon feu eusse vive efficace, Ou de l'estaindre, ou bien de l'attiser.

Mon mal se paist de mon propre dommage ', Tant misérable est le sort des Amantz, Qui d'un second cuydantz prétendre hommage, Ensemble sont eulx mesmes consommantz.

Dont en mon mal mes esperitz dormantz, Et envielliz me rendent insensible, Quasi voulantz, que contre l'impossible Je vive ainsi une mourante vie, Qui en l'ardeur tousjours inconvincible Plus est contente, & moins est assouvyc.

Page 1