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Idem, p. 54, son

Quel cerc E segno s

Cf. encore sonnets >i, 52, 53, 54, 67, 76, 77, 78.

Quel cerchio d'or, ch' ognun mi vede al braccio E segno sol ch' altrui pregion mi tiene...

DIZAINS CCCXmi-CCCXLVIII

CCCXLYIII

Par ce penser tempestant ma pensée

Je considère en moy l'infirmité,

Ou ma santé je voy estre pansée

Par la rigueur, & celle extrémité

Non différente a la calamité,

Qui se fait butte a cest Archier mal seur.

Pourquoy, Amour, comme fier aggresseur, Encontre moy si vainement t'efforces ?

Elle me vainct par nayve doulceur Trop plus, que toy par violentes forces.

CCCXLVIII. - 9. vaincq

I. Dans YHecatcngraphie de G. Corro^et (i54i),au fol. E 2 v°, se trouve un emblème différent, mais sur le même proverbe : Plus par douceur que par force. La chaleur du soleil force un homme à se dévêtir.

Tu as, Anneau, tenu la main captive *,

Qui par le cœur me tient encor captif,

Touchant sa chair précieusement vive

Pour estre puis au mal medicatif,

Au mal, qui est par fois alternatif.

En froit, & chault meslez cruellement. [l^°]

Dont te portant au doigt journellement, Pour médecine enclose en ton oblique, Tu me seras perpétuellement De sa foy chaste éternelle relique.

Je ne me puis aysément contenter 2 De ceste utile, & modeste manière De voile umbreux pour désirs tourmenter, Et rendre a soy la veue prison nicre :

CCCXLIX. — 5. alternatif (suivi d'mic virgule) — 6. iroid, & chauld CCCL. — 3. voyle — 4. veuc

Serafino (éd. Menghini, p. 90, son. 52)

O vago anel, che in su la bianco mano

De la mia dea fusti un gran tempo in stato.

2. Cf. Octovien de Saint-Gelays, Chasse & départ d'Amours (1509), fol. T 5 r° :

Levez ces cœuvrechiers plus hault Qui trop cœuvrent ces beaulx visaiges : De riens ne servent tels umbrages Quant il ne fait halle ne chault :

On fait a beaulté qui tant vault De la mussertort & oultrages...

Ces vers ont été reproduits en 1538 dans le Petit traictè contenant en sty la fûur de toutes joyeusete\, etc., Anthoine Bonnemere pour Vincent Sertenas .

DIZAINS CCCXLIX-CCCLI 24I

Par ou Amour, comme en sa canonnière, Espie Amans dans son assiette forte.

En ce mesaise aumoins je me conforte, Que le Soleil si clerement voyant, Pour te congnoistre, & veoir en quelque sorte, Va dessus nous, mais en vain, tournoyant1.

CCCL1

Qui cuyderoit du mylieu de tant d'Anges

Trop plus parfaictz, que plusieurs des haultz cieulx,

Amour parfaire aultrepart ses vendanges,

Voire en Hyver, qui jà pernicieux

Va dépeuplant les champs délicieux,

De sa fureur faisant premier essay.

Et qu'il soit vray, & comme je le scay : Constrainct je suis d'un grand désir extresme Venir au lieu, non ou je te laissay, Mais, t'y laissant je m'y perdis moymesme2.

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