CCCLXXIV
Cupido veit son traict d'or rebouché ', Et tout soubdain le vint au Dieu monstrer, Qui jà estoit par son père embouché Pour luy vouloir ses fouldres accoustrer.
Adonc Vulcan pour plus noz cœurs oultrer, En l'aiguisant par son feu l'a passé, Feu de vengeance, & d'ire compassé, Sans que jamais aulcune grâce oultroye.
Parquoy Amour chatouilloit au passé, Et a présent ses Amantz il fouldroye.
CCCLXXIV. — i. veid - 6. l'ai
guysant
i. Cf. Délie, diz. 36 et 37, et Clément Marot (éd. Jannet, I, 12). 2. Pour l'emblème, cf. Serafino(éd. 1548), fol. 111 r° :
Evo quai vespertil se non la notte...
— Cf. encore Sassoferrato, Olympia, fol. C 3 r°.
DIZAINS CCCLXXIII-CCCLXXVI 257
De toy la doulce, & fresche souvenance Du premier jour, qu'elle m'entra au cœur ' Avec ta haulte, & humble contenance, Et ton regard d'Amour mesmes vainqueur, Y depeingnit par si vive liqueur Ton effigie au vif tant ressemblante 2, Que depuis l'Ame estonnée, & tremblante De jour l'admire, & la prie sans cesse : Et sur la nuict tacite, & sommeillante, Quand tout repose, encor moins elle cesse.