‹ DelieChapitre 40 sur 363 · renouvelles · texte numérisé non relu

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1. L'auteur établit ici la distinction, qu'on trouve dans tous les écrits pétrarquistes et platoniciens du temps, en Italie comme en France, entre l'amour charnel et humain d'une part, l'amour divin, ou l'amour de la beauté pure, de l'autre. Je me contente de renvoyer aux passages suivants : Marsile Ficin, paroles de Socratedans le Banquet, chap. vin ; Asolani de Bembo, liv. III ; Castiglione, Cortegiano, liv. IV ; Léon Hébreu (trad. de 15 51 par le sieur du Parc, p. 498). — Je citerai parmi les poètes, en Italie, surtout Chariteo (éd. Pèrcopo, II, 8) : Son gemini gli Amori; en France, les Epistres vénériennes de l'Esclave fortuné, 1532, p. 74 (la pièce intitulée le Cupido de l'Esclave fortuné). — Voir également Délie, diz. 217 et 294.

2. Sur ces morts d'amour, cf. Pétrarque (son. Hor, che 7 ciel e la terra e'I vento tace. . . Mille voile 'l di moro e mille nasco), et tous les pétrarquisants ; L. Hébreu (15 51), p. 98 : « L'amour fait que continuellement la vie meure & que la mort vive en l'amant » ; Niphus, De pulcbro ei amore (1 549), p. 165 ; Castiglione, Cortegiano, éd. Sonzogno, p. 233.

3. Amour, opposé à Cupido et à Vénus, c'est l'amour de la beauté pure, dégagé de toute sensualité, dont il est question dans les dernières pages du Cortegiano.

4. Pour le sens de cette devise, voir le diz. 240 : il exprime une idée chère à Pétrarque et aux pétrarquistes, que l'amour est une souffrance et n'en est pas une. Cf. Serafino d'Aquila, éd. Menghini, son. 31 : Wuocer non suol mai chel duol che piace.

L'Oeil trop ardent en mes jeunes erreurs Girouettoit, mal cault, a l'impourveue ' : Voicy (ô paour d'agréables terreurs) Mon Basilisque2 avec sa poingnant' veue Perçant Corps, Cœur, & Raison despourveue, Vint pénétrer en l'Ame de mon Ame.

Grand fut le coup, qui sans tranchante lame Tait, que vivant le Corps, l'Esprit desvie, Piteuse hostie au conspect de toy, Dame, Constituée Idole de ma vie.

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