‹ DelieChapitre 41 sur 363 · I. — 2. impourveuë — 4. basilisque — veuë — 5. despourveue · texte numérisé non relu

I. — 2. impourveuë — 4. basilisque — veuë — 5. despourveue

r. La vue est par excellence le sens qui nous révèle la beauté (Castiglione, Cortegiano, éd. Vittorio Cian, 1910, liv. IV, chap. lxii et suiv. ; Bembo, Asolani,èd. Sonzogno, pp. 88 et 115). — C'est par le regard que l'amour se communique. Voir dans Marsile Ficin (éd. de Lj'on, Ant. Vincent, 1548, p. 279, col. 2 et p. 280, col. 1), dans Niphus (Dt pulcbro et amore, 1549, p. 191), dans la Diffinition & Perfection d'Amour (Paris. Corrozet, 1542, pp. 26, 27 et 28), comment la bizarre physiologie du temps prétend l'expliquer. Cf. Délie, diz. 50 ; cf. aussi Serafino, éd. 1548, fol. 179 v° :

lu era il giorno, che mi prese Amore

Sprovisto incauto et senyï alcun sospetto.

2, Léon Hébreu (trad. du Parc, 1 5 5 1, p. 117) : « Le Baulisq& l'homme qui se tuent par le seul regard » . — Sanriazar, Rime, parte II, son. 40 :

Si dolcemente col mirar m'ancide Questo mio nuovo, e raro basiiisco...

— Voir encore le Secret d'Amours, composé par Michel d'Amboyse (1542), fol. a j t', et Délie, diz. 572, n. 2.

Le Naturant par ses haultes Idées1 Rendit de soy la Nature admirable.

Par les vertus de sa vertu guidées S'esvertua en œuvre esmerveillable.

Car de tout bien, voyre es Dieux désirable, Parfeit un corps en sa parfection, Mouvant aux Cieulx telle admiration, Qu'au premier oeil mon ame l'adora2, Comme de tous la délectation Et de moy seul fatale Pandora.

Ton doulx venin *, grâce tienne, me fit Idolâtrer en ta divine image Dont l'œil crédule ignoramment meffit Pour non preveoir a mon futur dommage.

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