Ovide, Ain. II, m
Alterius meritis cur ego damna tuli?
Pétrarque a traduit ce vers plusieurs fois : voir dans la canz. Ben un
credea :
Cost di ben amar porto tormento,
E del peccato altrui chieggio perdono...
et ailleurs, dans le sonnet Tutto' l di piango :
Piu l'altrui fallo, che'l mio mal mi duole
2. Cf. Le Philocope de Mesure Jehan Boccace Florentin... Paris, Jehan André, 1542, fol. cxix r°. Y voir la 11e question d'amour : « Quel est plus grand plaisir de veoir la présence ou penser en absence en cas d'amour? » — Cf. Dialogue très élégant intitulé le Peregrin tr aidant de l'honneste & pudicu amour concilie par pure & sincère vertu traduit t de vulgaire Italien en langue Jrancoy se par maistre Françoys Dassy... Paris, 1535 (cet ouvrage est de Caviceo de Parme). Au fol. 245, chapitre intitulé : Peregrin & Matthieu disputent en dialogue ou l'homme plus se enflamme, ou en présence , ou en absence. » Cf. encore fol. 134 v" : « O combien m'estoit plusdoulx le mourir toy présent que vivre absent. » — Sur ce point, cf. G. Reynier, le Roman sentimental avant l'Astrée, p. 48.
Le Forgeron villainement erra, Combien qu'il sceust telle estre sa coustume, Quand a l'Archier l'aultre traict d'or ferra ', Par qui les cœurs des Amantz il allume.
Car espargnant, possible, son enclume, Il nous submit a estimable prys, Pour mieux attraire, & les attraictz surpriz Constituer en serve obéissance.
Mais par ce traict attrayant Amour pris Fut asservy soubz l'avare puissance.