‹ DelieChapitre 77 sur 363 · XXXVII. — 3. Amans · texte numérisé non relu

XXXVII. — 3. Amans

1. Cf. Ovide, Met., 1,468-471 ; Marot, TemphdeCupido,èii.]înnet,l,i2. L. Hébreu, p. 2jo : <• Cupido despité. frapa Apollo d'une flèche d'or,

«Se Daphné, fille du fleuve Peneus, d'une de plomb. Pourquoy feit qu'Apollo aima la vierge Daphné, & la suyvit, comme on suyt 1 or, & en Daphné feit appesantir l'amour vers Apollo, comme le plomb appesantit... » — Cf. diz. 37 et 374.

2. Est-ce à Properce (II, xn)queScève fait cet emprunt ? Ce qui m'empéchede le croire.ee sont les passages suivants de Léon Hébreu (p. 94-95) :

« Pour ce que cest amour, depuis qu'il est né, est dégarni de toute Taison, il est deppeinct aveugle, ou sans yeux voyans : &, pource que sa mère Venus a les yeux beaux, pourtant désire il le beau. . . Encores peint on Cupido tout nu : pour ce qu'un grand amour ne se peut dissimuler. . . Il est peinct petit enfant : pour ce que la prudence luy défaut... On luy donne des aellcs : pour ce qu'Amour entre dedans les esprits de i 'Amant, d'une grande vitesse. . . On le peint aussi décochant la flèche

dizains xxxvi-xxxviii 33

Amollissant, comme enfantz, leur courage : Pasles par cure, & maigres par grand rage : Plus inconstans, que l'Autumne, ou Printemps.

Aussi, ô Dieu, en noz cœurs tu estens L'Amour par l'Or plaisant, chault, attractif, Et par le Plomb tu nous rendz mal contentz, Comme mol, froid, pesant, & retrainctif ' .

Bien fut la main a son péril experte Qui sur le dos deux aeles luy paingnit. Car lors j'eu d'elle évidente la perte, Quand moins cuydois, qu'a m'aymer me faingnit. Et neantmoins ma foy me constraingnit

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