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INTRODUCTION XXI II

en France; « plusieurs nobles hommes de France frequentans les Itales, se délectent et exercitent audit langage Toscan « ». Les noms de Dante, de Pétrarque, de Boccace reviennent constamment sous la plume d'Octovien de Saint-Gelays : . Le Recueil Jehan Marot décèle d'évidentes imitations italiennes; Clément Marot lui-même, Saint-Gelays sont des italianisants ' ; on en peut dire autant de François Habert, le Baiiuy de liesse, de Charles de Sainte-Marthe ♦, de Michel d'Amboise 5, Y Esclave fortuné, dont un grand nombre de pièces ont avec les dizains de la Délie une étrange ressemblance. Le roi lui-même et son entourage lisent et pratiquent Pétrarque et même Dante 6, ils imitent les mêmes modèles que Scève ; il suffit, pour s'en convaincre, de lire les poésies du roi et de sa sœur 7 ; on y retrouvera les lieux communs et les images de la Délie.

On peut donc conclure de ce qui précède que la matière de la

i. Lemaire de Belges, Traicté intitulé la Concorde des deux langages (1513), éd. Stecher, III, 99.

2. Par exemple, dans le Séjour d'Honneur, Paris, A. Verard, 15 19 (Bibl.Ars. BL. 6458 bis), fol. 54 v°, fol. 237 v°. — Au fol. 27, il traduit même un vers de Pétrarque :

Qui ne m'entend toutesfois je m'entends.

Intendami chi puô, che m'intend'io.

Voir encore la Chasse & départ d'Amours, Paris, A. Verard, 1509 (Bibl. Ars. BL. 6457), fol. m 4 v".

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