‹ Delie, object de plus haulte vertu;Chapitre 118 sur 372 · DIZAINS XCVIII-C · texte numérisé non relu

DIZAINS XCVIII-C

J'aurois au moins, soit en vain, limité Le bout sans fin de ma vaine espérance.

Mais tous les jours gruer soubz l'asseurance. Que ceste fiebvre aura sa guerison, Je dy, qu'espoir est la grand prurison. Qui nous chatouille a toute chose extrême, Et qui noz ans use en doulce prison.

Comme un Printemps soubz la maigre Caresme.

L'oysiveté des délicates plumes %

Lict coustumier, non point de mon repos,

Mais du travail, ou mon feu tu allumes,

Souventesfois, oultre heure, & sans propos Entre ses drapz me détient indispos.

Tant elle m'à pour son foible ennemy.

Là mon esprit son corps laisse endormy Tout transformé en image de Mort, Pour te monstrer, que lors homme a demy. Vers toy suis vif, & vers moy je suis mort^.

1. Cf. Pétrarque, son. O cameretta, che giafosti un porto... et son. La gola e'I sonno e Voxiose piu ne... Cf. aussi le son. 16 de Chariteo : Da che si leva il sol... déjà cité (p. 39).

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