Cf. Délie, diz
3. Cf. Délie, diz. 71. — Ce dizain est tiré d'Angeriano, Erotopaegnion, fol. 21 v° :
De seipso, Morte, & Cupidine.
Dum mea lingua vocat Mortem, Mors advenit, et « Quid Vis? » ait. Hoc cupio, dico ego : caede caput . . .
Elle à mon arc pour nuire, & secourir.
Aumoins toy, Mort, vien acoup me ferir : Tu es sans Cœur, je n'ay puissance aulcune.
Donc (que crains tu ?) Damp, fais me mourir, Et tu vaincras. Amour, Mort, & Fortune.
Seroit ce point fiebvre, qui me tourmente % Brûlant de chault, tremblant aussi de froit ? C'est celle ardeur, que j'ay si véhémente, Qui tant plus sent ta froideur, tant plus croit, Bien que ton froit surprimer la vouldroit Taschant tousjours à me faire nuisance.
Mais, comme puis avoir d'eulx congnoissance, Hz sont (tous deux) si fortz en leur poursuivre, Qjae froit, & chault, pareilz en leur puissance. Me font languir sans mourir, & sans vivre.
I. Cf. Délie, diz. 280. — Cf. aussi Serafino (éd. 1548, fol. 162 v°) :
Febre che dentro sta più afflige e coce...
Gli è natural se il foco dà calore,
E se dal freddo, freddo se riceve.
Ma non chel foco, che m'abruscia il core
Esca di donna più fredda che neve...
Dans le Secret Amours, -p^r Michel d'Amboise. Paris, 1542^ fol. i i v la pièce Epigramme a la dicte Damoyselle, si elle n'a pas servi de modèle Scève, a été copiée sur un modèle commun :
Tourne ton œil ailleurs, plus ne m'advise, Je te requiers damoyselle tant belle :
Car dedans moy ung tel feu il attise Qu'en peu de jours je seray cendre grise, Si comme il faict tousjours il m'estincelle. Las que dy je ? ton regard ne me celle, Ou je suis mort, car la chaleur ardente Qui part de luy rafreschit & contente Tous mes espritz, en les rafreschissant, Brusle sans fin entrailles, chair & os. Ainsi ton œil cruel & blandissant Me faict languir & me donne repos.