DIZAINS CLV-CLVII
Le demourant violemment escume.
Lors des souspirs la cheminée fume % Tant qu'au secours vient le doulx souvenir, Oui doubte estaint a son bref survenir, Souspeçonant a ma paix quelque scysme.
Et quand j'y pense, & le cuyde advenir, Ma fiebvre r'entre en plus grand parocisme.
Estre ne peult le bien de mon malheur Plus eslevé sur sa triste Montjoye^.
Que celuy là, qui estaint la douleur Lors que je deusse augmenter en ma joye.
Car a toute heure il m'est advis, que j'oye Celle parler a son heureux Consort 3 : [74] Et le doulx son, qui de sa bouche sort. Me fait frémir en si ardente doubte, Que, desdaingnant & la loy, & le sort 4, Tout hors de moy du droit je me déboute.
Me ravissant ta divine harmonie Souventesfois jusques aux Cieulx me tire :