I. Ton rond, c'est-à-dire ton visage
DELIE
5 Quand il rougit en Martial visage,
J'ouvre les ventz a mes souspirs espaiz :
Mais je m'asseure a l'heure de ma paix, Quand je te voy en ta face seraine.
Parquoy du bien alors je me repais,
lo Du quel tu es sur toutes souveraine ^
Suffise toy, ô Dame, de dorer
Par tes vertus nostre bienheureux aage.
Sans efforcer le Monde d'adorer
Si fervement le sainct de ton image,
5 Qu'il faille a maintz par un commun dommage Mourir au joug de tes grandz cruaultez.
N'as tu horreur, estant de tous costez Environnée & de mortz, & de tombes, De veoir ainsi fumer sur tes Aultez
lo Pour t'appaiser, mille, & mille Hécatombes ?