‹ Delie, object de plus haulte vertu;Chapitre 208 sur 372 · I. Jardin de Plaisance, fol. iio · texte numérisé non relu

I. Jardin de Plaisance, fol. iio

Estraine suis de douloureuse estraine Le jour de l'an renouvelle ma peine...

DIZAINS CCIII-CCVI

D'espoir, attente, & telle plaisant' charge, Desquelz sur moy le maling se descharge, Ne voulant point, que je m'en apperçoyve.

Et toutesfois combien que je conçoyve. Que doubte en moy vacilamment chancelle. Mes pleurs, affin que je ne me deçoyve, Descouvrent lors l'ardeur, qu'en moy je cele.

Si ne te puis pour estrenes donner ^ Chose, qui soit selon toy belle, & bonne, Et que par faict on ne peult guerdonner Un bon vouloir, comme raison l'ordonne.

Au moins ce don je le présente, & donne, Sans aultre espoir d'en estre guerdonné : Qui, trop heureux ainsi abandonné :

Est, quant a toy, de bien petite estime :

Mais, quant a moy, qui tout le t'ay donné, C'esr le seul bien, après toy, que j'estime.

Lors le suspect, agent de jalousie, Esmeult le fondz de mes intentions, Quand sa présence est par celuy saisie ^, Qui à la clef de ses détentions.

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