a. DeUcy à.\z
Délie.
DELIE
Parquoy souffrant si grandz contentions, L'Ame se pert au dueil de telz assaultz.
Dueil traistre occulte, adoncques tu m'assaulx, Comme victoire a sa fin poursuyvie.
Me distillant par TAlembic des maulx L'alaine, ensemble & le poulx de ma vie ^
Je m'asseurois, non tant de liberté Heureuse d'estre en si hault lieu captive, Comme tousjours me tenoit en seurté Mon gelé cœur, donc mon penser dérive, Et si tresfroit, qu'il n'est flambe si vive, Qju'en bref n'estaingne, & que tost il n'eflace.
Mais les deux feuz de ta céleste face. Soit pour mon mal, ou certes pour mon heur. De peu a peu me fondirent ma glace, La distillant en amoureuse humeur.
Tu cours superbe, ô Rhosne, flourissant En sablon d'or, & argentines eaux.
Maint fleuve gros te rend plus ravissant, Ceinct de Citez, & bordé de Chasteaulx, Te practiquant par seurs, & grandz batteaulx