Roman de la RosCy éd. Méon, v
Amans sentent les maulx d'amer Une hore dous, autre hore amer.
Pétrarque, passim : dolce amaro.
Scrafino (éd. Menghini, p. 209) :
Se amor è tanto amar come è chiamato . . . O dolce ambrosia al fel amaro unita . . .
DELIE
Soit que l'ardeur en deux cœurs attrempée Rende un vouloir mutuel, & bénin.
Délicatesse en son doulx femenin Avec ma joye à d'elle prins congé. [12
Fais donc, que j'aye, ô Apollo, songé Sa fiebvre avoir si grand'beaulté ravie % Et que ne voye en TOccean plongé (Avant le soir) le Soleil de ma vie.
Si poingnant est l'esperon de tes grâces ^, Qu'il m'esguillonne ardemment, ou il veult, Suyvant tousjours ses vertueuses traces, Tant que sa poincte inciter en moy peult Le hault désir, qui jour, & nuict m'esmeult A labourer au joug de loyaulté.
Et tant dur est le mors de ta beaulté 3 (Combien encor que tes vertus l'excellent) Que sans en rien craindre ta cruaulté Je cours soubdain, ou mes tourmentz m'appellent '
1, Tebaldeo, son. 25 :
Ohime che febre dispietata et fera
La tiene oppressa
Hor che sera di nui se'l ciel fallace
Del suo bel viso ne dispoglia et priva. . .