‹ Delie, object de plus haulte vertu;Chapitre 259 sur 372 · Roman de la RosCy éd. Méon, v · texte numérisé non relu

Roman de la RosCy éd. Méon, v

Amans sentent les maulx d'amer Une hore dous, autre hore amer.

Pétrarque, passim : dolce amaro.

Scrafino (éd. Menghini, p. 209) :

Se amor è tanto amar come è chiamato . . . O dolce ambrosia al fel amaro unita . . .

DELIE

Soit que l'ardeur en deux cœurs attrempée Rende un vouloir mutuel, & bénin.

Délicatesse en son doulx femenin Avec ma joye à d'elle prins congé. [12

Fais donc, que j'aye, ô Apollo, songé Sa fiebvre avoir si grand'beaulté ravie % Et que ne voye en TOccean plongé (Avant le soir) le Soleil de ma vie.

Si poingnant est l'esperon de tes grâces ^, Qu'il m'esguillonne ardemment, ou il veult, Suyvant tousjours ses vertueuses traces, Tant que sa poincte inciter en moy peult Le hault désir, qui jour, & nuict m'esmeult A labourer au joug de loyaulté.

Et tant dur est le mors de ta beaulté 3 (Combien encor que tes vertus l'excellent) Que sans en rien craindre ta cruaulté Je cours soubdain, ou mes tourmentz m'appellent '

1, Tebaldeo, son. 25 :

Ohime che febre dispietata et fera

La tiene oppressa

Hor che sera di nui se'l ciel fallace

Del suo bel viso ne dispoglia et priva. . .

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