CCLXXVIII
Qui veult scavoir par commune évidence ^ Comme Ion peult soymesmes oblyer,
CCLXXVII. — 3 . toutesfoys — 10. paints CCLXXVIII. — 2. oublyer
brégeant. Voir les Cent E pigr animes... -çi^x Michel d'Amboise, fol. 44 r* Que pains tu la, o paintre ingenieulx ?
— C'est Cupido, le plus puissant des dieux.
— Tu es trompé. Faitz soubdain, & ne songe Que ce feu grant efface ton esponge, Qu'elle abolisse & l'arc & la pharetre.
Il n'a besoing, ainsi que puis congnoistre, D'arc ny de dars. Et si tu t'en remembres, Tu penseras : qui n'a si petitz membres Que tu luy faitz : & n'a en sa puissance Detelz bastons aulcune jouissance.
Il ne va nud : ainsi que tu le metz Et si te ditz, & par ma foy prometz Qu'il n'est vivant : qui luy vist oncques aisles Et davantaige : il n'a point si fort belles Comme tu pains ses joues. — Par amour Monstre moy doncq comme se paint amour.
— Je le diray, puis que le veulx scavoir Et que sa forme encor ne t'est congneue : En ce tableau pains Magdaleine nue,
Et tu pourras le dieu d'âmours paint veoir. Angeriano avait déjà écrit une pièce analogue dans son Erotopaegnion De seipso, & pictore Dialogus, Quo pacto est, dicas, pingendum numen Amoris ? Nuda hic pingatur Caelia, pictuserit.