‹ Delie, object de plus haulte vertu;Chapitre 273 sur 372 · Pétrarque, son. lo amai sempre · texte numérisé non relu

Pétrarque, son. lo amai sempre

I cadrei morto.

Bembo, dans les Asolani, parle du plaisir que les amoureux éprouvent parles yeux: eux seuls, dit-il, savent voir l'objet de leur amour et en sont profondément troublés et émus. « Avviene spesse volte, che alcuna bella donna passa dinanzi a gli occhi di molti uomini, e da tutti generalmente volentieri è veduta, tra* quali se uno o due ve n'ha, che con diletto più'vivo la riguardino, cento poison quelliper avventura, che ad essa non mandano la seconda o la terza guaiatura. Ma se tra que' cento l'amante di lei sta, e vedela, che a questa opéra non suole perô essere il sezzaio, adesso pare che mille giardini di rose se gli aprono all'incon tro, e sentesi andare in un punto d'intorno al cuore uno ingombramento taie di soavità, che ogni fibra ne riceve ristoro... EgU la mira intenta' mente e rimira con infingevole occhio, e per tutte le fatfene discorrendo con vaghewa solo dagli amanti conosciuta, ora risguarda la bella treccia... etc. » (Ed. Sonzogno, p. 88, et trad. de J. Martin, 1545, fol. 89 v°).

DIZAINS CCLXXXIX-CCXCI I99

Me contraingnit a m'oblier moymesmes ' Pour mieulx povoir d'aultruy me souvenir.

Comme gelée au monter du Soleil, Mon ame sens, qui toute se distille Au rencontrer le rayant de son œil.

Dont le povoir me rend si fort débile, Que je devien tous les jours moins habile A résister aux amoureux traictz d'elle.

En la voyant ainsi plaisamment belle, Et le plaisir croissant de bien en mieulx Par une joye incongneue, & novelle, Que ne suis donc plus, qu'Argus, tout en yeulx ^ ?

Le Painctre peult de la neige depaindre 3

La blancheur telle, a peu près, qu'on peult veoir :

CCLXXXIX. — 9. m'ou'blier — 10. pouvoir CCXC. — 2. sents — 4. pouvoir — 9. nouvelle

Page 1