‹ Delie, object de plus haulte vertu;Chapitre 274 sur 372 · Romande la Rose, éd. Méon, v. 2291 (sur le mal d'aimer · texte numérisé non relu

Romande la Rose, éd. Méon, v. 2291 (sur le mal d'aimer

Si t*avendra maintes foiées Qu'en pensant t'entroblieras,

2. Serafino (éd. 1548, fol. 132 v°) envie le ciel dont les étoiles sont autant d'yeux qui contemplent sa dame :

Invidio che hà tanti occhi da guardare, Che puô mirarla e non lassarci un pelo, E se han piacer con doi occhi gli amantî, Che farà dunque il ciel, che n'apre tanti ?

3. A peu près traduit de Bembo (Asoîam, éd. Sonzogno, p. 87, et trad. de J. Martin, fol. 88 r°) : « Ma passiamo, se vi piace, alla dolcezza d'Amore. Qjuantunque, o donne, grandissimo incaricoè questoper certo, a volere con parole asseguire la dimostrazione di quellâ cosa, che quale sia e quanta, si sente più agevolmente che non si dice, Perciocché siccome il

DELIE

Mais il ne sçait a la froideur attaindre, Et moins la faire a l'œil appercevoir.

Ce me seroit moymesmes décevoir, Et grandement me pourroit Ion reprendre [i 34] Si je taschois a te faire comprendre Ce mal, qui peult, voyre l'Ame opprimer. Que d'un object, comme peste, on voit prendre^ Qui mieulx se sent, qu'on ne peult exprimer.

De ton sainct œil. Fusil sourd de ma flamme,

Naist le grand feu, qui en mon cœur se cele :

Aussi par l'œil il y entre, & l'enflamme

Avecques morte & couverte estincelle.

Me consumant, non les flancs, non l'esselle^

Mais celle part, qu'on doibt plus estimer.

Et qui me fait, maulgré moy, tant aymer.

Qu'en moy je dy telle ardeur estre doulce.

Pour non (en vain) l'occasion blasmer

Du mal, qui tout a si hault bien me poulse»

Celle régit le frain de ma pensée.

Autour de qui Amour pleut arcz, & traictz,

CGXCI. — 9. void CCXCII — 5. flânez

dipintore hene potrà corne che sîa la hianchexTja dipignere délie nevi, ma la freddexTSt' non mai : siccome cosa, il giudicio délia quale al tatto solamente conceduto sotto l'occhio non viene, a cui servono le pitture : similmente ho io teste quanto sia il giovamento d'Amore dimostrarvi pure in quai che parte potuto ; ma le dolce^X^ checadono in ogni sensOy. . . non possono nelV orecchio solo per molto che noi ne parliamo, in alcuna guisa capere» »

DIZAINS CCXCII-CCXCIV

Pour des Cieulx estre au meurdre dispensée', Parqui a soy elle à tous cœurs attraictz, Et tellement de toute aultre distraictz, Q.u'en elle seule est leur désir plus hault.

Et quant a moy, qui sçay, qu'il ne luy chault,. Si je suis vif, ou mort, ou en estase. Il me suffit pour elle en froit, & chault Souffrir heureux doulce antiperistase.

A quoy prétendre yssir librement hors 3 D'une si doulce, & plaisant servitude ?

CCXCIII — Q. froid CCXCIV. — 2. plaisant'

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