‹ Delie, object de plus haulte vertu;Chapitre 315 sur 372 · C'est la suite du dizain précédent. — Cf. diz · texte numérisé non relu

C'est la suite du dizain précédent. — Cf. diz

2. Ce début est emprunté à Lod. Martelli,i?»w^, Venise, i533,fol.Biiv*

Quand' io conto il mio stato innanzi à quella Ch* Amor mi diede per tenermi à freno,

Subitamente l'una, et l'altra Stella...

Veggio obscurarsi...

3. Certainement inspiré du sonnet xci de Lorenzo dei Medici (éd. Simioni, I, 221) :

Rigavon per la dilicata pelle Le bianche guance dolcemente rosse, Corne cbiar rio faria che in prato fosse Fior bianchi e rossi, le lacrime belle. Lieto Amor stava in Vamorosa pioggia, Corne uccel, dopo il sol, braviafe tanto Lieto riceve rugiadose stille.

DIZAINS CCCXLI-CCCXLIV

Mais, comme on voit le Soleil apparoistre Sur le Printemps parmy l'air pluvieux, Le Rossignol a chanter curieux S'esgaye lors, ses plumes arousant.

Ainsi Amour aux larmes de ses yeulx Ses aeles baigne, a gré se reposant

CCCXLIII [157]

Au vif flambeau de ses yeulx larmoyantz

Amour son traict allume, & puis le trempe

Dans les ruysseaulx doulcement undoyantz

Dessus sa face : & l'estaingnant le trempe

Si aigrement, que hors de celle Trempe,

Le cauteleux, peu a peu, se retire

Par devers moy, & si soubdain le tire,

Qu'il lasche, & frappe en moins, que d'un moment.

Parquoy adonc avec plus grand martyre Je suis blessé, & si ne sçay comment.

Leuth resonnant, & le doulx son des cordes, Et le concent de mon affection.

Comment ensemble unyment tu accordes Ton harmonie avec ma passion !

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