‹ Delie, object de plus haulte vertu;Chapitre 333 sur 372 · Serafino (éd. 1548), fol. 179 v · texte numérisé non relu

Serafino (éd. 1548), fol. 179 v

Che tal dolceza in quelli labri accolsi^ Chel spirto mio fu per fugirsi via...

et fol. 141 v° :

Quando per dar al mio languir conforto Tua bocca con la mia dignô toccarse, Poco mancô che io non restasse morto, Che in sù le labra mie l'anima apparse...

Comptes amoureux de Mad, Jeanne Flore, p. 115 : Pyrame surprend Méridienne endormie et « ne se peut enfin tenir que tendrement ne luy lancea un amoureux baiser, & là son ame venue jusques es extrêmes lèvres avec entier contentement se mesla entre les espritz de sa Dame endormie... »

DIZAINS CCCLXIV-CCCLXVI

La Lune au plein par sa clarté puissante Rompt Tespaisseur de l'obscurité trouble, Qui de la nuict, & l'horreur hérissante, Et la paour pasle ensemble nous redouble : 5 Les desvoyez alors met hors de trouble, Ou l'incertain des ténèbres les guide.

De celle ainsi, qui sur mon cœur préside, Le doulx regard a mon mal souverain De mes douleurs resoult la nue humide, le Me conduisant en son joyeux serain.

Nier ne puis, au moins facilement,

Qu'Amour de flamme estrangement diverse Nourry ne m'aye, & difficilement.

<^CCLXV. — 9. nuë — 10. conduysant

DELIE

Veu ceste cy, qui toute en moy converse.

Car en premier sans point de controverse D'un doulx feu lent le cœur m'atyedissoit Pour m'allaicter ce pendant qu'il croissoit. Hors du spirail ^ que souvent je luy ouvre.

Et or craingnant qu'esventé il ne soit, Je cele en toy ce, qu'en moy je descouvre.

CCCLXVII

Asses plus long, qu'un Siècle Platonique,

Me fut le moys, que sans toy suis esté ^ •

Mais quand ton front je revy pacifique,

Séjour treshault de toute honnesteté,

Ou l'empire est du conseil arresté

Mes songes lors je creus estre devins. [^^8]

Car en mon corps : mon Ame, tu revins. Sentant ses mains, mains celestement blanches. Avec leurs bras mortellement divins L'un coronner mon col, l'aultre mes hanches.

CCCLXVIII

Lors que Phebus de Thetys se départ, Apparoissant dessus nostre Orizon, Aux patientz apporte une grand' part, Si non le tout, d'entière guerison :

Et amoindrit, aumoins, la languison,

CCCLXVII. — I. Assez — 6. creuz — 7. 1^44 porte mon, corps (faute évidente),

1. Pour cette expression, cf. p. 24$, n. i, le passage d'Helisenne de Crenne, où elle parle du « souspiral » de la fournaise.

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